Charles-Louis Gatin

Résumé

Charles-Louis Gatin Le parfum chez la plante (1908)

Nombreux sont les procédés employés pour l'extraction des parfums, problème délicat s'il en est, - car il a pour but de capter les produits les plus fragiles qu'élabore l'organisme végétal, sans altérer leurs qualités les plus subtiles. Pour se rendre compte des difficultés que présente l'obtention d'un résultat satisfaisant, il suffit de se rappeler avec quelle rapidité disparaît bu se dénature le parfum, même le plus pénétrant et le plus suave, d'une fleur dont on a froissé les pétales.
Source : Gallica

Charles-Louis Gatin Le parfum chez la plante (1908)

En résumé, il ressort de ces observations que, à l'abri de la lumière, la plante est susceptible de consommer l'huile essentielle qu'elle renferme et notamment les composés terpéniques. Autrement dit, lorsque le végétal, placé dans l'obscurité, n'assimile plus que faiblement le gaz carbonique de l'air, la matière odorante est détruite, soit pour participer à la formation de nouveaux tissus, soit pour fournir une fraction de l'énergie dont la plante se trouve privée en l'absence de lumière.
- Ainsi, les produits odorants contribuent au travail chimique de la vie végétale.
Source : Gallica

Charles-Louis Gatin Le parfum chez la plante (1908)

Par hydrolyse au moyen de l'acide chlorhydrique dilué, à chaud, ou sous l'influence d'un ferment particulier, la lotase, que renferme la plante, le glucoside se dédouble en donnant deux molécules de glucose, de l'acide cyanhydrique et une matière colorante jaune, la lotoflavine.
La lotase peut être comparée à l'émulsine, mais elle en diffère cependant à certains égards. L'émulsine des amandes amères n'attaque la lotusine que très lentement, tandis que la lotase n'a qu'une faible action sur l'amygdaline. La lotase perd son pouvoir hydrolytique beaucoup plus rapidement que l'émulsine.
Source : Gallica

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