Claude Vignon, Fragments sur les campagnes d’Italie et de Hongrie
“ Comment, s’écria l’un en regardant son camarade, comment ferons-nous cet hiver pour ne pas mourir d’ennui, accoutumés comme nous le sommes au mouvement et aux fortes émotions de la guerre, et à être tirés à coups de canon de notre flegme stoïque et militaire ? — J’y ai déjà pensé, répondit l’autre, et je crois avoir trouvé un moyen qui unit l’utile dulci. Tu sais qu’en Italie j’étudiais avec passion le hongrois. Eh bien, avec cette conséquence qui me caractérise, je veux, maintenant que nous sommes en Hongrie, apprendre l’italien. ”
