Résumé

Claude Vignon Fragments sur les campagnes d’Italie et de Hongrie

Comment, s’écria l’un en regardant son camarade, comment ferons-nous cet hiver pour ne pas mourir d’ennui, accoutumés comme nous le sommes au mouvement et aux fortes émotions de la guerre, et à être tirés à coups de canon de notre flegme stoïque et militaire ?
— J’y ai déjà pensé, répondit l’autre, et je crois avoir trouvé un moyen qui unit l’utile dulci. Tu sais qu’en Italie j’étudiais avec passion le hongrois. Eh bien, avec cette conséquence qui me caractérise, je veux, maintenant que nous sommes en Hongrie, apprendre l’italien.
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Claude Vignon Fragments sur les campagnes d’Italie et de Hongrie

Ce cachet, Dieu seul peut le donner. Sa Majesté l’empereur peut faire un noble, il est vrai ; mais un gentilhomme, non pas. Vashington lui-même, quoique à la tête d’une révolution, disait à ses compatriotes : « Pour vos officiers, choisissez des gentilshommes. »
Ayant parlé plus haut d’avoir fait des amis, c’est ici, je crois, l’endroit le plus convenable de parler de l’esprit d’amitié et de fraternité militaire qui règne dans notre armée. Tous les officiers du même rang sont camarades, se tutoient partout où ils se rencontrent, et sont amis dès le premier abord.
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Claude Vignon Fragments sur les campagnes d’Italie et de Hongrie

Je te salue, ô noble armée d’Autriche, école chevaleresque de preux et de galants hommes ; c’est toi qui reçois dans tes rangs l’étranger que la liberté a chassé de son pays : aussi fut-ce un beau jour pour moi que celui où, chétif enfant arrivé d’outre-mer, pour la première fois j’endossai ton uniforme sans tache.
C’était dans l’année ——, n’importe laquelle, qu’accompagné de mon père, j’arrivai (zu eines Stroms Gestaden, der nach morgen floss [1] ) à Vienne, pour m’y enrôler dans l’armée de l’empereur.
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