Résumé

Portrait de Edmond Arnous-Rivière Edmond Arnous-Rivière Les impuissants ; Question des écoles communales (1871)

Chaque petite église politique accapare l'honnêteté, comme les bigots accaparent la vertu; la phalange serrée des fonctionnaires accapare le pouvoir et il ne reste rien pour les autres. Cependant, les autres, c'est la nation ou du moins son immense majorité. Avec un jugement ferme, un esprit indépendant, on répugne à s'enrôler sous une bannière quelconque, où l'on serait forcé d'adopter un programme dont on ne pourrait s'écarter sous peine d'être entaché d'hérésie et frappé de proscription.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Arnous-Rivière Edmond Arnous-Rivière Les impuissants ; Question des écoles communales (1871)

Ne cédons pas à l'engourdissement de la décadence, étudions-en les causes et travaillons au réveil de la nation en vue de la revanche prochaine. — Il faut avant tout ranimer la vie provinciale et combattre sans trève le vice d'origine des fonctionnaires politiques.
Ce ne sont pas les individus que nous détestons, c'est l'institution. Ils deviendront nos amis et nos serviteurs, le jour où, revenant aux traditions de la Rome des premiers siècles, ils n'existeront que par le peuple et ne travailleront que pour lui.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Arnous-Rivière Edmond Arnous-Rivière Les impuissants ; Question des écoles communales (1871)

En province surtout, si timide que soit un novateur, il est sur le champ suspect. Les citoyens se disent, les uns monarchistes, les autres républicains. Les premiers se divisent en autoritaires et en constitutionnels, les seconds en modérés et en radicaux, et les neuf dixièmes des uns et des autres n'en savent pas plus long, et, qui pis est, ne désirent pas pousser plus loin leurs connaissances dans cette science si difficile de la politique.
Source : Gallica

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