Résumé

Edmond Neukomm Les Prussiens devant Paris d'après des documents allemands… (1874)

Et, de même qu'ils coururent sur nos rails et se couchèrent dans nos lits, de même on vit les soldats allemands battre
notre grain dans nos granges, le moudre dans nos moulins et cuire leur pain dans nos fours. Ils ne négligeaient rien de ce qui pouvait rendre plus confortable leur séjour en France. C'est ainsi qu'au village de Chelles, à portée de canon de nos forts, une fabrique à haute cheminée, de laquelle sortait un long panache de fumée noire, intrigua, durant tout le siège, nos vedettes et nos grand'gardes.
Source : Gallica

Edmond Neukomm Les Prussiens devant Paris d'après des documents allemands… (1874)

Carrières tire son nom de nombreux puits d'extraction, dans lesquels les Allemands trouvèrent un refuge précieux contre les obus du Mont-Valérien. Ils y avaient transporté des meubles, des provisions et du vin en abondance, et vivaient là dans la sécurité la plus parfaite. Pour charmer leurs loisirs, ils fabriquaient avec des roseaux, qui croissent en abondance en cet endroit, des pipes, devenues légendaires en Allemagne, et qui se
vendent encore actuellement à Berlin sous le nom de pipes de Carrières.
Source : Gallica

Edmond Neukomm Les Prussiens devant Paris d'après des documents allemands… (1874)

Vers ce point se presse le flot de visiteurs, que les trains, qui se succèdent sans interruption, amènent chaque jour des contrées les plus reculées de l'Allemagne. La route qui mène de Nanteuil, tête de ligne du chemin de fer, à Villeneuve-Saint-Georges, est sillonnée nuit et jour de convois de vivres et d'artillerie, de troupes en marche, d'états-majors, de voitures particulières, etc. C'est un mouvement incessant, un défilé perpétuel, un ruban sans fin qui va se déroulant au son du canon grondant de toutes parts.
Source : Gallica

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