Erckman-Chatrian, Le Fou Yégof, épisode de l’invasion…
“ Les trois chasseurs écoutaient en se regardant d’un œil étrange. — Et d’où tenez-vous cela ? demanda Kasper. — Mon garçon, c’est affiché partout. — Eh bien ! ça nous fait plaisir, dit Materne en posant la main sur le bras de Frantz, qui se levait les yeux étincelans. Tu veux du feu, Frantz, voici mon briquet. Frantz se rassit, et le vieux reprit doucement : — Et nos bons amis les Autrichiens ne prennent rien à personne ? — Tous les gens tranquilles n’ont rien à craindre ; mais ceux qui se lèvent, on leur prend tout, et c’est juste : il ne faut pas que les bons pâtissent pour les mauvais. ”
