Eugène L’Écuyer,
La fille du brigand
“ Mme La Troupe revint bientôt à elle ; puis, après avoir pressé sa fille sur son cœur, elle se traîna jusqu’à Stéphane, et retombant à ses genoux : — Ô Stéphane, lui dit-elle en pleurant, si les prières d’une femme criminelle mais repentante peuvent avoir quelque influence sur vous, si votre cœur, en maudissant le crime et ses esclaves, peut respecter et aimer la vertu toujours pure au milieu du vice, daignez jeter les yeux sur cette chère enfant daignez protéger une misérable orpheline qui sans vous devra traîner sa vie dans l’infortune et l’esclavage, peut-être, hélas ! ”
