François Villegardelle

Résumé

François Villegardelle Pourquoi nous n'avons pas la République (1851)

Les goûts, les inclinations, les vocations sont différentes d'individu à individu, mais non pas l'intelligence qui fait l'unité de la, nature humaine. On est attentif ou distrait, on se sert ou non de sa vue ; mais la faculté de voir est une. L'intérêt, le désir, la passion réveillent l'esprit, et ne le font pas ; il existe dans chaque individu, pour répondre sans cesse aux questions que pose le besoin, qui est le plus habile et le plus infatigable des questionneurs. L'intelligence n'a pas besoin de recettes, mais de liberté, de mobiles et de ressorts.
Source : Gallica

François Villegardelle Pourquoi nous n'avons pas la République (1851)

Le peuple ressemble à un maître de maison qui n'a que faire non plus de connaître tous les procédés des arts et métiers, pour avoir le droit d'être servi par ceux qu'il emploie. Or le peuple est le maître de la maison politique.
Ce n'est pas par notre science que nous sommes tous membres du souverain, car à ce compte, pour participer à la souveraineté, il faudrait avoir un esprit encyclopédique. C'est par nos besoins et nos intérêts collectifs, c'est-à-dire en tant qu'hommes, et non en tant que savants dans telle spécialité.
Source : Gallica

François Villegardelle Pourquoi nous n'avons pas la République (1851)

En fait de science, un homme peut avoir raison contre tout un peuple. Qui en doute? Cela est sensible toutes les fois qu'il se fait une nouvelle découverte. Que le savant soit donc juge souverain des procédés et méthodes qu'il emploie; rien de plus juste, tant qu'il reste dans sa sphère; mais aussitôt qu'il prétend se faire agréer par le public, les rôles changent, et c'est au public à juger à son tour en souverain s'il doit accepter ou refuser les services du savant. Celui-ci, eût-il le plus beau génie du monde, n'a pas le droit de s'imposer à la société.
Source : Gallica

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