Résumé

Portrait de Frédéric Bastiat Frédéric Bastiat Lettres d’un habitant des Landes

Je ne sais si je me fais illusion, mais il me semble que c’est par là, et par là seulement, que renaîtront au sein de l’humanité ces vives et fécondes croyances que Mlle Louise déplore la perte. Les croyances éteintes ne se ranimeront plus et les efforts qu’on fait, dans un moment de frayer et de danger, pour donner cette ancre à la société sont plus méritoires qu’ils ne seront efficaces. Je crois qu’une épreuve inévitable attend le catholicisme. Un acquiescement de pure apparence que chacun exige des autres, et dont chacun se dispense pour lui-même, ce ne peut être un état permanent.
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Loin de toutes ses douces habitudes, séparé d’une tante qui lui a servi de mère, d’un ami, son frère par le cœur et l’intelligence, Bastiat, atteint déjà d’un mal très-grave, se sent isolé, attristé au milieu de tant d’inconnus.
La sympathie réelle que lui montrent la famille de M. Horace Say et celle de M. Casimir Cheuvreux le touche. Il se rapproche chaque jour davantage de ces intérieurs qui lui sont si cordialement ouverts. L’affection succède vite à la sympathie. De part et d’autre, on semble pressentir que, pour goûter une intimité précieuse, il faut se hâter, ne pas perdre de temps.
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Non que ce besoin de bonheur révèle en elle rien d’égoïste, au contraire ; si elle le cherche, si elle l’attire, si elle le désire, c’est pour le concentrer en elle comme en un foyer, et de là le répandre autour d’elle en esprit, en fine malice, en obligeance perpétuelle, en consolations et en affection. C’est avec une telle disposition de l’âme que je voudrais voyager, car il n’y a pas de prisme qui embellisse plus les objets extérieurs.
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