Résumé

Félix Gallon Quelques conseils d'hygiène aux ouvriers des mines de La Baume (1886)

C'est qu'ils vivent en plein air, c'est qu'ils sont presque continuellement baignés par cette lumière si vivifiante, si salutaire du soleil. Sans elle, l'homme fait comme la plante élevée dans l'obscurité, il pâlit, s'étiole et meurt. Là où le soleil n'entre pas, le médecin entre, dit un proverbe italien dont la triste réalité se confirme tous les jours, surtout en ce qui concerne le mineur. Plus que quelqu'autre ouvrier que ce soit, il a en effet besoin
d'avoir un logement pour ainsi dire inondé de lumière.
Source : Gallica

Félix Gallon Quelques conseils d'hygiène aux ouvriers des mines de La Baume (1886)

Cette importance devient encore bien plus grande lorsqu'il s'agit de l'ouvrier mineur, qui, travaillant sous terre, privé de soleil, de lumière, respirant un air impur, exposé à l'humidité, a besoin plus que personne de trouver dans la salubrité de son logement une atténuation aux effets pernicieux des mauvaises conditions hygiéniques de son chantier. Je ne fais pas ici un
travail théorique, et je n'aurai garde d'énumérer toutes les conditions que doit réunir une habitation pour satisfaire à toutes les exigences de l'hygiène.
Source : Gallica

Félix Gallon Quelques conseils d'hygiène aux ouvriers des mines de La Baume (1886)

Je lui conseille en outre, quand il aura réparé ses forces par un sommeil indispensable, de sortir le plus qu'il le pourra, d'aller sur les promenades, sur les places publiques, dans les champs, respirer l'air pur, se réconforter sous l'influence des rayons solaires. S'il veut m'en croire, il verra vite combien un pareil genre de vie est profitable à sa santé, et combien il est préférable à l'existence passée dans ces cabarets et ces tripots qui pullulent dans nos villes et'qui sont la ruine physique, morale et pécuniaire des ouvriers.
Source : Gallica

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