Eustache de La Quérière

Résumé

Eustache de La Quérière De l'hygiène de l'habitation (1851)

Qu'on ne vienne donc pas nous dire : Qu'importe la hauteur d'un plafond ou d'une voûte , pourvu que vous trouviez entre les parois de la salle le nombre de mètres cubes d'air accordés aux poumons? C'est cependant le langage que nous a tenu un professeur. Tous ces messieurs, la plupart du moins, nous mesurent l'air comme s'il devait y en avoir disette; ils nous placent, en quelque sorte, sous le coup de leur machine pneumatique , au risque de nous étouffer tout-à-fait, quand ils ne nous ont pas à moitié asphyxiés.
Source : Gallica

Eustache de La Quérière De l'hygiène de l'habitation (1851)

Nous préférons de beaucoup l'usage des cheminées à celui des poêles. Un grand nombre de personnes, de femmes surtout, ne peuvent demeurer dans des appartements chauffés au moyen de poêles, parce que la température y est beaucoup plus élevée que dans des appartements chauffés par une cheminée ordinaire, et qu'en outre l'état hygrométrique s'y trouve considérablement abaissé, par suite de la raréfaction de l'air et de la vapeur d'eau qu'il contient; ce qui occasionne, d'une part, un refoulement du sang vers la tête, et, de l'autre, un dessèchement des poumons rendant la respiration pénible.
Source : Gallica

Eustache de La Quérière De l'hygiène de l'habitation (1851)

Rues beaucoup trop étroites, rues trop multipliées, rues inutiles et sans direction bien entendue, voilà ce que nous sommes tous à même de reconnaître, soit aux terrains Campulley, rue Saint-Maur, soit au faubourg Saint-Sever, soit au quartier qui se crée au Mont-Riboudet, à la suite de la rue du Pré-de-la-Bataille. Dans soixante ans, peutêtre avant, les conditions de ces rues et de ces habitations étriquées outre mesure, bâties sans vues d'avenir, seront déplorables; elles formeront des masses compactes comme les vieux quartiers dont nous nous plaignons.
Source : Gallica

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