Résumé

George Valbert Revue des Deux Mondes tome 94, 1889

Il avait débarbouillé l’enfant, mais c’était la révolution qui l’avait mis au monde.
Cette société nouvelle a ses défauts, ses misères ; on n’a jamais vu d’institutions parfaites. Mais quoi qu’on puisse lui reprocher, elle offre plus de garanties de justice et de bonheur que toute autre, sans compter qu’elle nous assure le plus précieux des droits, qui est celui de nous plaindre. Ceux qui la critiquent avec le plus d’amertume en font plus de cas qu’ils ne pensent ; ils ne pourraient vivre ailleurs, ni respirer un autre air.
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George Valbert Revue des Deux Mondes tome 94, 1889

Otez à Rousseau sa sensibilité orageuse, ses nerfs d’enfant ou de femme, sa puissante imagination et à la fois toute sa folie et tout son génie, et vous aurez Cobbett, qui en matière de doctrine était un Jean-Jacques fort diminué, un Jean-Jacques sans ailes.
Comme Rousseau, il avait l’instinct de la combativité et l’esprit de paradoxe. Il aimait à s’insurger contre toutes les conventions sociales, à fronder les opinions reçues. Royaliste aux États-Unis, il fut radical en Angleterre, et après avoir soutenu Pitt par haine des whigs, il attaqua ce même Pitt devenu l’idole de sa nation.
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George Valbert Revue des Deux Mondes tome 94, 1889

Les fanatiques sont le fléau des religions, les hypocrites en sont la honte. La révolution eut les siens ; ce sont ces coquins qui, à juste titre, déplaisent tant à M. Goumy. Lorsqu’une idée devient une puissance et qu’elle établit son règne dans ce monde, elle a aussitôt ses séides, et avec ses séides ses vils courtisans, qui ne pensent qu’à solliciter ses grâces. Pour faire son chemin, il faut agréer au prince, et le plus sûr moyen de lui plaire est de se conformer à ses mœurs et à ses goûts.
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