Résumé

Georges Daumet Mémoire sur les relations de la France et de la Castille de 1255 à 1320 (1913)

Alphonse III accueillit froidement ces avances ; pressé par deux fois de conclure un accord, il répondit évasivement, se défiant d'un prince qui s'était révélé comme un ami peu sûr à l'égard du feu roi d'Aragon et qui naguère encore négociait avec la France 2.
Ainsi le roi de Castille restait-il isolé, sans alliance et sans amitié entre ses deux puissants voisins, Philippe le Bel qui par sa femme était devenu souverain direct de la Navarre et Alphonse III qui tenait en son pouvoir les infants de la Cerda.
Source : Gallica

Georges Daumet Mémoire sur les relations de la France et de la Castille de 1255 à 1320 (1913)

Les oncles du roi et les grands vassaux s'unissent ou se combattent suivant leurs intérêts du moment, tous préoccupés de satisfaire leur ambition et leur cupidité, tandis que le pays est livré aux pillards et aux brigands, que le trafic cesse, que la culture du sol est abandonnée, que les villes se révoltent et s'organisent en confraternités 1 : tel est le tableau que présente la Castille durant la minorité de Ferdinand IV, tableau qui serait incomplet si l'on n'y ajoutait la guerre étrangère, le roi d'Aragon conquérant Murcie et favorisant les menées du prétendant Alphonse de la Cerda.
Source : Gallica

Georges Daumet Mémoire sur les relations de la France et de la Castille de 1255 à 1320 (1913)

Néanmoins, on peut considérer comme certain que le roi de France en donnant Blanche à l'héritier désigné du trône de Castille, avait entendu que les enfants à naître de cette union, ceindraient à leur tour la couronne. Un seul cas avait été prévu dans les traités : celui où Blanche survivrait à son époux et n'aurait point de postérité ; aucun lien ne l'attachant plus dès lors à l'Espagne, elle pourrait rentrer dans sa patrie en reprenant sa dot et en gardant son douaire ou une valeur équivalante.
Source : Gallica

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