Geoffroi de Villehardouin,
Mémoires de Geoffroi de Villehardouin
“ Les Français y étoient resserrés comme dans une prison. Ne pouvant cultiver les terres du voisinage, ils éprouvoient les horreurs de la famine ; les soldats qui pouvoient s’échapper revenoient en Europe, et y portoient le découragement. Telle étoit la position d’une ville autrefois si brillante et si riche. Jean de Brienne, dont le cœur étoit déchiré par ce spectacle, avoit assez de pénétration pour prévoir que son jeune pupille, trop semblable à son frère, ne pourroit jamais relever un trône que toutes les espèces de désastres sembloient menacer. ”
