Georges Louza

Résumé

Georges Louza,  La vengeance d'Omar (1938)

“ Va-t'en !... Mes oiseaux ! Ah ! cela crie vengeance ! oui, vengeance !
A ce mot, Omar, qui cherchait du regard où s'enfuir, s'arrêta et se blottit contre Mustapha auquel il murmura :
— Moussié Charles, il est pas un nesrani? Charles entendit.
— Que dit-il encore ? Je ne suis pas un nesrani? Si, j'en suis un. Que signifie...
— Alors, pas un bon nesrani;... les bons nesranis, ils ne disent pas : vengeance. Oncle Mustapha, tu te souviens? tu as dit à tante Chama que les bons nesranis ne se vengaient pas, que
Barbe-d'Or il avait pardonné à ton père, à toi.
”
Source : Gallica

Georges Louza,  La vengeance d'Omar (1938)

“ Trois mois plus tard, Omar, assis à l'ombre, sur le seuil d'un modeste restaurant de la rue de la Marine, s'activait à l'astiquage de couteaux de table en assez piteux état.
Eh bien ! et son métier de cireur de souliers, n'avait-il donc pas réussi?
Heu!... heu!... Chama lui avait acheté une boîte, une superbe boîte, bien garnie, ce qui se fait de mieux, et, beau comme un pacha, dans son ample pantalon violet, au gilet assorti, serré dans une haute ceinture orange, il s'était
installé à l'angle du plus grand café du Petit Soko, là où passent forcément les voyageurs descendus des paquebots.
”
Source : Gallica

Georges Louza,  La vengeance d'Omar (1938)

“ S'il allait voir la « Barbe-d'Or » ? Par Allah ! ni barbes d'or, ni barbes d'ébène,... plus de barbes du tout ! Tout le monde rasé !
Et par surcroît de malchance, le temps, au beau fixe depuis des mois, ne permettait pas à la boue de salir les chaussures.
Quelques voyageuses, cependant, attirées par ce gentil petit homme aux beaux yeux noirs et câlins, au sourire espiègle, s'assirent au café, et, tout en dégustant une glace, lui confièrent leurs pieds. Elles se montrèrent généreuses. Omar exultait. Hélas ! on ne doit pas exciter l'envie.
”
Source : Gallica

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