Résumé

Guerre aux révolutions, ou corollaire du 2 décembre 1851 (1852)

Et que leur importe, en effet, à ces hommes, pour la plupart sans réputation personnelle,— sans études suffisantes,— sans croyance religieuse, morale ou politique, si ce qu'ils débitent est un antidote ou un poison, pourvu qu'on l'achète ! — Ils ne s'enquièrent pas comment ira le pays, mais comment ira leur boutique. — Semblables à ces flibustiers qui exploitaient les mers du Sud, la patrie, l'humanité sont pour eux de vains mots : — il leur faut de l'argent, que, dans leurs moments de repos, ils jettent, sans compter, à l'orgie et à la débauche.
Source : Gallica

Guerre aux révolutions, ou corollaire du 2 décembre 1851 (1852)

Et, cependant, si l'on y prend garde, on sera forcé de convenir que la morale est le seul point sur lequel pivotent nécessairement les dogmes les plus opposés, et le seul terrain sur lequel ils puissent espérer de se rencontrer un jour pour le bonheur de l'humanité. Il est donc du devoir de tout gouvernement sage de prendre la noble initiative d'appeler à cette rectification indispensable des livres destinés à l'étude, les hommes dignes d'une pareille mission ; et de faire ainsi servir l'autorité dont il dispose, au bien-être durable des populations confiées à sa puissance.
Source : Gallica

Guerre aux révolutions, ou corollaire du 2 décembre 1851 (1852)

Il y a un plus haut but à atteindre : — l'amélioration, la moralisation de l'espèce humaine, qui se débat depuis des siècles pour se dégager des langes de la fausse civilisation du paganisme, — et qu'on s'effraie à juste titre de voir progresser dans les sciences ou dans les arts, sans faire un pas vers le perfectionnement de l'être. Hélas! c'est que depuis des siècles, on s'est toujours occupé de l'esprit, en négligeant le coeur,—de l'intelligence et non du jugement !
Source : Gallica

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