Résumé

Portrait de Gustave Planche Gustave Planche Les royautés littéraires. Lettre à M. Victor Hugo…

Ce que j’aime dans Béranger, ce que j’admire sans me lasser, c’est l’artifice ingénieux qui encadre, dans les étroites limites de quelques strophes, le développement rapide, mais complet, d’un sentiment qui, pour être simple, n’en est pas moins neuf, tant le poète sait rajeunir par la pureté de la forme, par l’invention des détails, les sujets les plus familiers. Rarement lui arrive-t-il de se fier à l’éclat pittoresque de l’expression pour l’effet de sa pensée.
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Portrait de Gustave Planche Gustave Planche Les royautés littéraires. Lettre à M. Victor Hugo…

Deux figures dominent toute la chronique, c’est Bernard de Mergy et Diane de Turgis. Bernard est un type heureusement imaginé, plein de courage et de crédulité, vertueux et ferme dans ses croyances, mais emporté, comme les jeunes gens de son âge, par l’ardeur tumultueuse des sens. Quand il entrevoit pour la première fois l’espérance d’être aimé, il tressaille de joie et se livre aveuglément à sa destinée. Il ne s’arrête pas un instant à considérer le danger ; et pourtant sa bravoure et son aveuglement sont pleins de naturel, le roman s’en arrange très bien.
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Portrait de Gustave Planche Gustave Planche Les royautés littéraires. Lettre à M. Victor Hugo…

L’ignorance qui s’avoue et se proclame est le point de départ le plus sûr vers la science qui reste à conquérir. L’ignorance qui se glorifie et s’absout est une nuit que rien ne peut dissiper, qui ternit toutes les lumières, une nuit éternelle.
En présence de la critique amoureuse du passé, on ne saurait se lasser de le répéter, malgré l’inévitable ridicule de cette naïve recommandation : le savoir, si profond qu’il soit, limité aux lignes extrêmes de certaines époques, ne dispense pas plus de l’étude des époques qui ont suivi que de celle des époques antérieures.
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