Henri Silvestre

Résumé

Henri Silvestre Guide du marseillais à Aix (1855)

C'est encore une Annonciation, mais une Annonciation d'un genre tout particulier : l'ange vient saluer Marie dans le temple où elle est en prière ; le costume de la Vierge est un manteau jaune artistement brodé, celui de l'ange, une grande chape rouge d'où sortent deux blanches ailes et que surmonte une longue étoile; au fond du temple, on célèbre la messe, et dans une tribune, au haut du tableau, paraît le Père Eternel qui souffle sur Marie un rayon de lumière. On comprend, envoyant cette toile, que, si elle n'est pas l'œuvre d'Albert Durer, elle est certainement l'œuvre d'un grand artiste
Source : Gallica

Henri Silvestre Guide du marseillais à Aix (1855)

Autant dans son triomphe nous réjouit cette bande enfantine qui s'avance vers le Christ tenant des palmes à la main, autant elle nous impressionne douloureusement dans ses malheurs avec ces figures pâles et ces corps gisant à terre, ces corps que l'on croirait glacés. Cette toile était dans la chapelle de l'archevêché ; mais un archevêque l'a faite enlever, parce que quand il disait la messe, il ne pouvait voir sans peine cette émouvante peinture. Quel noble orgueil eût ressenti l'artiste s'il eût entendu donner cet ordre !
Source : Gallica

Henri Silvestre Guide du marseillais à Aix (1855)

Je n'avais point encore vu de nef bien tracée, de vaisseau majestueux, de basilique digne de ce nom. Je ne connaissais que nos églises de Marseille, petites , basses et sans ornements. Aussi, étais-je émerveillé devant ce vaste temple, ces orgues sculptées habilement, ce chœur aux nombreuses stalles. Sans cesse je regardais les voûtes, et la ligne gothique, et les rosaces du plafond , et longtemps j'eus devant les yeux les ciselures de la façade, les sibylles de la grande porte , et les tableaux qui parent les murs. De ma vie je n'oublierai mon étonnement et mon admiration.
Source : Gallica

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