Henri d’Argis

Résumé

Henri d’Argis Sodome

C’est le premier amour avec ses ignorances et ses curiosités, et ses jouissances et ses tortures ; et, pendant longtemps, ce cœur va saigner ; il commence à vivre, il souffre. Alors, l’immense dépression et le découragement inéluctable ; l’amour remplissait tout entière l’âme de cet homme ; il l’a quittée, et cette âme est morte : le corps va végéter, sans foi, sans croyance, sans but : sa vie s’est arrêtée...
Le temps a passé et le cadavre renaît : l’oubli a ressuscité l’âme : la foi revient et l’espérance. La vie recommence ; l’ambition remplace l’amour
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Henri d’Argis Sodome

Jacques pensa à Laus, et à ces tentations de la chair qui l’avaient harcelé.
Il remercia Dieu de ne pas y avoir succombé, et il les détesta, ne concevant même plus maintenant qu’elles pussent encore surgir devant lui.
Très joyeux, il monta chez Laus et le vit dormant. Il s’assit à son chevet et le contempla longuement : un amour paternel envahit son cœur ; certes, en cet instant, il recouvra sa sérénité d’autrefois ; il ne vit plus en Laus que cette âme, cet ange blanc qu’il lui était permis d’aimer et de trouver beau, au-dessus de la nature.
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Henri d’Argis Sodome

Henri s’appuyait au bras de Soran et, avec des petits rires d’enfant (Jacques avait déjà entendu ces rires ici) , il s’extasiait, se réjouissant de la bonne liberté qu’ils auraient à Noirchain. Un chevreuil, très frileux, apparut, et très jaloux de ses biches : il s’avança bravement, gentiment menaçant. Henri se baissa et, prenant un peu de neige blanche, si peu, dans ses petites mains blanches, il la pétrit et, avec un geste d’une espièglerie mutine, il la lança et ils rirent tous deux aux éclats, et Jacques se souvint d’une espiègle mutinerie pareille...
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