Résumé

Historique de la compagnie 20 (19..)

“ Longue attente dans le vallon de Froideterre, où l'infanterie est massée. La neige continue à tomber; il est 15 heures et pendant trois mortelles heures nous restons là, derrière les faisceaux, secouant de temps en temps la neige qui couvre nos habits. Le bombardement ne cesse pas depuis des heures et lorsque la compagnie repart enfin vers 18 heures, il semble redoubler. On croirait un roulement de tambour où les coups de baguettes seraient irrégulièrement accentués. Les obus tombent tout autour, autant d'éclairs brusques dans la nuit, autant de coups de barres sur les tempes et la mâchoire. ”
Source : Gallica

Historique de la compagnie 20 (19..)

“ Les sapeurs creusent, pour se mettre à l'abri, une tranchée qui devait être nivelée au matin par le marmitage incessant.
Nous sommes harassés, le froid mord les pieds, les mains, la figure et la faim fait plier un peu les corps; on ne sait rien de ce qui se passe. Oh! comme un feu de paille serait bon, rien qu'un peu de paille! Celui qui ne tient plus debout s'allonge dans la neige, grelottant; mais les flocons qui tombent sans cesse ont vite recouvert le pauvre corps ; il faut se lever, bouger toujours, pour retrouver un peu de chaleur ; les visages se crispent de douleur et de lassitude.
”
Source : Gallica

Historique de la compagnie 20 (19..)

“ L'infanterie, l'artillerie, les chars d'assaut étaient massés. De nombreuses compagnies de génie devaient construire des passerelles sur la Seille. On sentait que quelque chose de terrible allait arriver, que la fin approchait. Les esprits anxieux se tendaient et chacun s'apprêtait à donner tout ce qu'il avait de courage et de forces comme un bûcheron pour le dernier coup de cognée. ”
Source : Gallica

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