Résumé

J. Villeman Régions inconnues : supplément à la Bibliothèque des chemins de fer (1864)

Là un peu d'air seulement et la brise embaumée dissipèrent en un instant ce grand chagrin; et au bout d'une allée le touriste se surprit respirant le parfum d'une rose fraîche épanouie. Ses yeux alors reprirent d'euxmêmes leurs fonctions naturelles : il examina curieusement l'enclos et les environs. Soudain le grave Monsieur Marchand laissa échapper un véritable éclat de rire, quoiqu'il fût seul, au risque de scandaliser quelqu'un et peut-être de se donner lui-même en spectacle. Ce qui lui secouait si fort la rate, avait sans doute excité l'admiration sincère de plus d'un voyageur!
Source : Gallica

J. Villeman Régions inconnues : supplément à la Bibliothèque des chemins de fer (1864)

Mesdemoiselles Lopez, Lucienne et Cornélie, étaient aussi à ce bal. Bon Dieu! quel luxe! Entre nous, c'était insolent. Elles portaient chacune sur leur corps la valeur, au moins, de la meilleure ferme du pays. Auprès d'elles que pouvaient être les autres demoiselles? Rien, n'est-ce pas; ou plutôt des paquets de chiffons. Vrai, ça n'était pas bien d'écraser ainsi la province. Aussi, lorsqu'elles virent entrer Mademoiselle Beauregard et sa mère, levèrent-elles le nez! Je les aperçus qui se cachaient malicieusement derrière leurs magnifiques éventails pour en rire à leur aise.
Source : Gallica

J. Villeman Régions inconnues : supplément à la Bibliothèque des chemins de fer (1864)

Le parrain, qui comprit le danger, eut recours à un stratagème qu'il regardait comme infaillible : il emmena son filleul un jour que je ne sais quel régiment passait aux environs ; il lui montra d'un lieu commode et parfaitement situé la guerre elle-même, tambour battant, enseigne déployée, avec ses mouvements énergiques et précis, avec son horreur divine. «Tuvois, mon garçon, cet homme à cheval, que tout le monde regarde avidement, qui commande avec empire, l'épée nue à la main, éblouissant d'or : c'est toi dans quarante ans, si tu veux m'en croire. Fais-toi soldat. »
Source : Gallica

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