Jacob Friedrich von Bielfeld

Résumé

Jacob Friedrich von Bielfeld Les premiers traits de l'érudition universelle… (1767)

Pour exprimer fes penfées, l'homme fe fert ou de la voix, ou de l'écriture, ou du gefte. Dans le premier de ces cas, il employé des fons articulés, qu'on nomme des mots & des paroles, dans le fecond des figures tracées qui les défignent & dans le troifième toutes fortes de fignes & de mouvemens du corps & de fes membres, pour exprimer un mot ou une pen* fée, commepourdire oui, une inclination de tête, pour dire non, un fecouement de tête, & enfin tous les geftes que l'Art des pantomines ainventés. Les mots font compofés de lettres & fyllabes.
Source : Gallica

Jacob Friedrich von Bielfeld Les premiers traits de l'érudition universelle… (1767)

L'ombre de chaque homme de chaque animal, do chaque édifice de chaque arbre devoit leur en Elire naître l'idée, & les avertir d'une imitation poflible de tout ce qui porte figure. Mais comme dans les premiers tems du monde, on ne favoit ni lire ni écrire, que l'aflronomie étoit encore au berceau, & que l'année n'etoit furement pas la même révolution de jours & de nuits, que celle qui a été adoptée par les peuples modernes, comment feroit-il poflible de déterminer aujourd'hui les epoques, & les dates précifes de la naillànce de chaque art, ou de chaque feience?
Source : Gallica

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