Résumé

Jules Dulac L'air, effets de son impureté sur la santé… (1909)

A la ville, au contraire, le mauvais air, à peine sorti d'une fenêtre, est repris par une autre, sans avoir le temps de s'améliorer, en supposant même que l'air qu'il rencontre en sortant et
avec lequel il se mélange soit de meilleure qualité que lui. Il peut arriver, en effet, que, momentanément au moins, l'air du dehors soit déjà le plus vicié. Par certains temps, calmes et chauds, il se meut à peine, ne se renouvelle pas. Il s'y accumule sur place les gaz toxiques provenant des différentes sources que nous avons déjà signalées et d'autres encore que nous passons sous silence pour abréger.
Source : Gallica

Jules Dulac L'air, effets de son impureté sur la santé… (1909)

Si nous fermons la porte, nous vicions progressivement l'air, ce renouvellement ne pouvant plus se produire. Nous transformons peu à peu, par notre respiration, en acide carbonique, l'oxygène que contient l'air normal enfermé avec nous; et au bout d'un temps plus ou moins long, suivant les dimensions de notre cabane, nous éprouvons de la peine à respirer. Nous sommes instinctivement amené à ouvrir, à nous donner de l'air. Mais, avant même de nous sentir incommodé, nous avons été, à notre insu, fatalement influencé par le défaut de
qualité de l'air que nous respirons.
Source : Gallica

Jules Dulac L'air, effets de son impureté sur la santé… (1909)

Combien d'aggravations de maladies n'éviterait-on pas ainsi, que de fois ne conjurerait-on pas un dénouement fatal en se préoccupant plus qu'on ne le fait habituellement de la pureté de l'atmosphère! Est-il logique d'envoyer des tuberculeux dans un sanatorium respirer de façon continue de l'air à plusieurs degrés au-dessous de zéro, dont ils éprouvent des bienfaits indiscutables, non parce qu'il est froid, mais parce qu'il est pur, et de refuser à tant d'autres malades le moindre renouvellement d'air, même sans abaissement sensible de température?
Source : Gallica

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