Résumé

L. D. Examen d'un cas de conscience politique d'un légitimiste (1873)

Je me hâte de vous dire qu'il ne manquait absolument rien à l'avènement de Hugues Capet pour être légitime. Je crois que nous finirons par nous entendre. Quoique l'hérédité soit à vos yeux, dans presque tous les cas, le seul moyen légitime de posséder le trône, en France, tant qu'il reste un représentant direct du dernier roi décédé, vous admettez pourtant que si cet héritier, traître à la patrie, s'est rendu odieux à la nation, et s'il a fait tomber dans le mépris l'autorité royale dont il était revêtu, la nation peut légitimement prononcer la déchéance d'un tel prétendant héréditaire.
Source : Gallica

L. D. Examen d'un cas de conscience politique d'un légitimiste (1873)

Le roi entreprend une guerre, il en a le droit de par la loi. Ses troupes sont battues et rebattues. La ruine d'une partie de la nation s'en suit. Le peuple crie, il a tort; laissez-le faire. Montrez-moi la loi en vertu de laquelle un roi héréditaire qui perd une bataille, encourt la déchéance du trône.
Plaisantes lois, va vous répliquer, avec moi, le peuple souverain législateur, plaisantes lois que celles qui n'ont de valeur qu'autant qu'elles sont consignées dans un code !
Source : Gallica

L. D. Examen d'un cas de conscience politique d'un légitimiste (1873)

Mais la monarchie ne peut avoir une existence efficace pour assurer la prospérité et le repos d'une nation, qu'en vertu du principe de la souveraineté héréditaire dans une seule famille.
Or, qu'est-ce que la souveraineté, sinon le pouvoir absolu? Il suit de là qu'elle n'est pas de création humaine et que les hommes ne peuvent la donner. En effet, tout composé doit se sentir des qualités et des défauts des éléments qui le composent. Donc il faudrait que chaque citoyen eût en sa puissance le souverain pouvoir, pour qu'il pût venir directement de l'homme.
Source : Gallica

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