L. D.

Résumé

L. D.,  Nos vainqueurs (1871)

“ Ces Allemands, d'ailleurs, étaient de si bonnes gens, si zélés, si obséquieux ! La « bonhomie allemande » n'était-elle pas passée à l'état d'axiome, quasi de proverbe ! Il subsistait bien encore, dans quelque recoin de la mémoire, un souvenir des deux invasions de 1814 et de 1815, et des excès de tout genre, qui les avaient signalées. Mais la France ne sait pas haïr longtemps; ses rancunes se fondent vite à la douce chaleur de sa bienveillance native.
Pendant que la France oubliait, la Prusse, elle, se souvenait toujours ; et de quoi? — que sais-je?
”
Source : Gallica

L. D.,  Nos vainqueurs (1871)

“ Un autre caractère de cette guerre terrible qui la déshonorera à jamais, ainsi que le peuple qui nous la fait, c'est ce vaste espionnage qui la prépara. — Ce sera sans doute la première fois que le monde aura assisté à ce fait monstrueux d'un peuple se faisant l'espion d'un autre pour le mieux ruiner et égorger, s'installant chez lui par centaines de mille, envahissant toutes les carrières, toutes les positions, depuis la plus infime jusqu'à la plus élevée, depuis l'égoutier et le balayeur des rues, jusqu'au banquier millionnaire. ”
Source : Gallica

L. D.,  Nos vainqueurs (1871)

“ Tant les haines et les rancunes s'éternisent dans ces têtes carrées, froidement passionnées! La double revanche de la Prusse en 1814 et en 1815, et on sait si elle fut féroce ! ne lui suffisait pas. Elle ne tendait à rien moins qu'à nous anéantir, à nous exterminer comme nation. Sa haineuse jalousie ne pouvait se satisfaire à moins. Tandis que la France ouvrait à sa voisine sa main et sa porte, la douce, la rêveuse, la patriarcale Allemagne aiguisait dans l'ombre un couteau. ”
Source : Gallica

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