Résumé

Lettres sur l'Algérie , par M. H. C. (1844)

La ville est bâtie sur une colline en pente rude ; aussi, de la rade voyez-vous et embrassez-vous d'un coup d'oeil toute la masse de ses maisons qui sont étagées comme les degrés d'un amphithéâtre. Deux énormes murs blancs partant du sommet de la montagne et tirant leur ligne perpendiculaire sur la mer, enferment la ville du côté de l'est et de l'ouest ; le midi est défendu par la casbah, dont vous découvrez , là-haut, un peu à votre gauche, les donjons multipliés qui tranchent le bleu de l'horizon par leur sempiternelle couche blanchâtre.
Source : Gallica

Lettres sur l'Algérie , par M. H. C. (1844)

Vous trouvez là le marchand juif qui vous vend des calottes rouges de Tunis faites à Orléans ou à Amiens, des bourses algériennes, de fabrique lyonnaise. Les pantouffles , les pipes , les burnous , les flacons d'eau de senteur , les yatagans, les ceintures, tous les articles de fantaisie enfin se vendent dans le bazar des Juifs : les marchands d'origine arabe, mais de religion juive, ont toute l'astuce que nous leur connaissons dans tous les pays du monde : ne soyons pas médisants, mais disons qu'ils justifient bien le proverbe connu.
Source : Gallica

Lettres sur l'Algérie , par M. H. C. (1844)

Nous étions à la rue de la Marine ; avant de la quitter , jetons un coup d'oeil sur la mosquée qui est à gauche : c'est la plus belle d'Alger ; Ce vaste parallélogramme ressemble assez à une caserne ; l'architecture en est simple et sévère ; la porte d'entrée seule est relevée par deux colonnes en stuc, qui ressortent sur le reste de l'édifice de couleur grisâtre ; la porte est ouverte jour et nuit, et nul curieux ou musulman ne peut en franchir le seuil sans profanation , s'il n'est pieds nus; rien n'indique un temple, un lieu sacré.
Source : Gallica

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