Résumé

Louis Candau Expéditions portugaises aux Indes orientales (1857)

Nous avions perdu quarante-deux hommes, dont huit Portugais, qu'Antonio de Faria regretta particulièrement. Quant aux ennemis, il y en eut trois cent quatre-vingts de tués, dont cent cinquante avaient péri par le fer ou par le feu, et les autres s'étaient noyés. Ce triomphe était brillant, sans doute, mais ne laissait pas de nous
faire répandre des larmes sur le sort de nos compagnons, qu'on n'avait pas encore ensevelis et que nous avions là devant nos yeux, la plupart affreusement mutilés, la tète fendue des coups de hache que les ennemis leur avaient donnés.
Source : Gallica

Louis Candau Expéditions portugaises aux Indes orientales (1857)

Antonio de Faria, qui s'était également sauvé, voyant notre désolation, vint à nous, l'air résolu, les yeux secs et le visage presque riant.
«Allons, dit-il avec ce calme et ce courage qui ne l'abandonnaient jamais dans les circonstances les plus critiques, hommes et chrétiens, ranimez-vous; cessez de gémir sur une épreuve que Dieu nous envoie; si nous avons su conquérir des biens par nos travaux et notre valeur, ne le pouvons -nous pas encore? Et pourquoi donc la vie nous aurait-elle été conservée par la grâce divine ? »
Source : Gallica

Louis Candau Expéditions portugaises aux Indes orientales (1857)

Je vous jure ici, par le cordon debrachmane que je porte depuis, ma jeunesse et que je n'ai jamais déshonoré, que la rèine en a été tellement affligée qu'elle aurait désiré vous en donner une preuve éclatante. Elle est résolue à tout prix d'achever la ruine d'ennemis qui lui sont aussi odieux qu'aux Portugais. Elle fera brûler cette fatale galère,
sujet de tant de malheurs. Mais maintenant elle supplie instamment Sa Seigneurie, comme le digne représentant du vice-roi, de vouloir bien lui confirmer, au nom de son maître, l'amitié que tous les autres gouverneurs lui ont constamment accordée
Source : Gallica

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