Fernão Mendes Pinto,
Voyages et aventures d'un Portugais…
(1865)
“ Il y périt cent quatre-vingt six hommes. A la pointe du jour, nous nous trouvâmes sur le rivage, au nombre de cinquante-trois, entre lesquels nous n'étions que vingt-trois Portugais ; moins étonnés de notre naufrage que de nous voir à terre, sans savoir à quel hasard nous avions l'obligation de notre salut. Heureusement Faria fut un de ceux à qui le ciel avait conservé la vie. Nous vîmes, avec autant d'effroi que de pitié, les cadavres de nos compagnons et de nos amis, dont le bord de la mer était couvert. ”
