Résumé

Edgar de La Villestreux Deux corsaires malouins sous le règne de Louis XIV

Après quinze jours, et quinze nuits, de souffrances et d’angoisses, le Saint-Charles, seul, car le Murinet avait disparu, doubla, en louvoyant, le cap Horn, pointe la plus méridionale de la Terre de Feu.
Puis, peu à peu, les vents tombèrent, le calme revint ; les rayons d’un soleil bienfaisant dispersèrent les nuages menaçants, et, en se jouant sur la vaste étendue d’une mer apaisée, rendirent aux explorateurs la lumière et la vie.
Ils longèrent ensuite la côte de l’Amérique du Sud, et, quatre mois et demi après leur départ de Saint-Malo, la Conception fut en vue.
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Edgar de La Villestreux Deux corsaires malouins sous le règne de Louis XIV

Rien n’est plus saisissant, dans l’histoire du règne de Louis XIV, le plus grand de nos Rois, que le développement de notre marine, et que sa lutte avec les flottes d’Angleterre et de Hollande, pour la domination sur mer, et la protection de notre essor colonial.
Parmi les éléments, dont l’influence fut prépondérante pour ce réveil de nos forces maritimes, aucuns ne furent plus décisifs que ceux fournis par le port de Saint-Malo.
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Edgar de La Villestreux Deux corsaires malouins sous le règne de Louis XIV

Cinq lieues avant d’y arriver, il se trouva en présence d’une frégate de 40 canons, portant pavillon anglais.
Après un instant d’hésitation, se sentant favorisé par le vent, il mit le cap sur l’ennemi, et après avoir jeté la terreur et la mort, dans ce gros bâtiment, par plusieurs salves de coups de canon, de mousqueterie, et de grenades, il le vit tournoyer pour essayer d’échapper à un abordage menaçant.
Bien que privé de son mât de misaine, qui venait d’être abattu dans le combat, le Saint-Antoine poursuivit son adversaire jusqu’à la nuit, en lui tirant plus de 200 coups de canon.
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