Résumé

Portrait de Mademoiselle Mars Mademoiselle Mars Mémoires de Mademoiselle Mars…

Que de grâce naïve! N'est-ce pas la fille de Monvel? Oh! vous verrez que cette enfant ira loin! Je m'y connais et lui prédis un long avenir de succès. Vous voyez que je ne sors pas de mon rôle de fée.
Monvel tressaillit. Cette femme venait, sans s'en douter, de flatter en lui son plus cher orgueil,—sa fille.
Il garda le silence, dans la crainte de trahir son émotion.
—Vous êtes bien silencieux, reprit la dame; qu'avez vous donc,
Désaides?
—Je pense à vous, Madame, répondit Monvel en s'arrachant aux idées qui l'absorbaient. Oh! vous devez être bien belle, convenez-en?
Source : Gutenberg

Portrait de Mademoiselle Mars Mademoiselle Mars Mémoires de Mademoiselle Mars…

Je connais l'amour, Monvel; l'espoir est le pain de ceux qui souffrent... Qu'elle espère donc,—vous lui reviendrez un jour, vous lui direz ce qui s'est passé entre nous... elle m'aimera peut-être comme un ami, un bienfaiteur inconnu. Rompre un lien cimenté par la douleur, jamais! oh! jamais! J'ai assez souffert moi-même, assez pleuré... pour comprendre le chagrin d'un noble cœur, cher Monvel!
Source : Gutenberg

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Voilà qui vaut bien vos chœurs de l'Opéra, disait un jour le roi à Monvel; l'effet de trente à quarante mille guerriers chantant à la fois devait être imposant et terrible!
Il avoua à Monvel qu'il avait fait le plan d'une tragédie sur ce héros qui mourut l'épée à la main, le mot du commandement sur les lèvres, et la victoire dans le cœur.
Source : Gutenberg

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