Résumé

Massieu de Clerval Histoire politique. — Les Turcs et le Monténégro

Après avoir assisté à l’affranchissement de la Grèce, à la révolution de Serbie, à la renaissance inespérée des pays roumains, notre siècle ne devrait, ce nous semble, conserver aucun doute sur l’énergie des peuples chrétiens de la Turquie d’Europe.
Parce que les populations sujettes de la Turquie européenne aspirent à une vie nationale, est-ce à dire d’ailleurs que les Turcs n’aient plus rien à faire qu’à mourir ? L’exploitation des vaincus n’est pas, grâce à Dieu, la condition nécessaire de leur existence.
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Massieu de Clerval Histoire politique. — Les Turcs et le Monténégro

La Turquie, il est vrai, a fait entendre qu’elle se bornait à reconnaître au Monténégro une existence de fait ; mais c’est là l’existence que cet état lui reconnaît à elle-même. Il faut, pour régler leurs prétentions réciproques, non-seulement que la Turquie cesse de réclamer le territoire du Monténégro, mais que celui-ci cesse de revendiquer les droits de l’ancien empire serbe. C’est une légitimité qui en vaut bien une autre.
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Massieu de Clerval Histoire politique. — Les Turcs et le Monténégro

Que doit désirer dans la Turquie d’Europe un pays tel que la France, assez heureusement placé pour y exercer une influence dégagée de toute ambition de conquête ? C’est la vie libre des populations, leur développement moral et matériel, l’établissement de centres nationaux assez forts pour résister aux envahissemens de l’extérieur. Cette politique française, cette politique des nationalités, si merveilleusement comprise et appliquée avec une si louable persévérance en Valachie et en Moldavie, nous croyons qu’elle n’a qu’à s’étendre et à se généraliser.
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