Maurice Rigaux, Le jeu du tisserand : essai romancé (1935)
“ Qu'il y ait Dieu ou qu'il n'y ait pas Dieu, que m'importe! pourvu que je puisse frayer avec l'au-delà! Ah! ce n'est pas, je le jure, fringale des sens, volés de leur bien. Germaine même m'en rendra témoignage, nous n'avons jamais mis la joie des corps au-dessus des ivresses du cœur et de la pensée. Jamais! même dans les premiers moments de notre union... Elle m'était appareillée si étrangement! Si noble d'idéal, si avide de la pénétration de nos âmes, jusqu'au sacrifice des sens, oui jusque-là : elle me l'a prouvé bien des fois! ”
