Résumé

Max Radiguet Pages de la vie d'enfance. L'école de Monsieur Toupinel… (1883)

Teapo lisait je ne sais quel livre récemment arrivé de France. Tout à coup Taha, poussant un cri étouffé, lui étreignit le poignet.
Regarde ! s'écria-t-elle, indiquant du doigt le fond de la case plongé dans l'ombre.
Teapo ne put s'empêcher de tressaillir, s'imaginant qu'un être quelconque était entré à l'improviste. Il regarda et ne vit rien.
Qu'as-tu donc? Je ne vois personne, dit-il en se levant. Mais Taha, redoublant l'étreinte de sa main noueuse comme celle d'un squelette, l'attirait
à elle et lui répétait : Là, là, près de la porte vois-tu ! le vehiné haé (spectre) s'avance !
Source : Gallica

Max Radiguet Pages de la vie d'enfance. L'école de Monsieur Toupinel… (1883)

Vainement je protestai de mon innocence ; M. Toupinel, décidé à faire un exemple, m'avait choisi pour victime expiatoire. Aveuglé par les pleurs, abasourdi, trébuchant, toujours entraîné, car sa main était rivée à mon poignet, je rentrai en classe, je gravis à sa suite les marches de l'estrade et j'y tombai à genoux. L'assistance, comme bien vous pensez, concentrait sur moi des regards où de tous les sentiments éveillés par mon
infortune, la compassion était peut-être le plus étranger.
Source : Gallica

Max Radiguet Pages de la vie d'enfance. L'école de Monsieur Toupinel… (1883)

M. Rivière appartient à l'école bizarre dont Hoffmann et plus particulièrement l'américain Edgar Poë sont les coryphées.
Un curieux attrait le conduit à sonder les étrangetés de l'âme, et à les poursuivre vers ces régions crépusculaires du rêve, de l'hallucination et du délire ou tourbillonne sans trêve la farandole des diables bleus. Les héros de M. Rivière sont inquiets, farouches, mystérieux. Il les choisit parmi les maniaques, les monomanes, les gens à idée fixe. Tout cerveau habité par le vertige, étoilé par une chiquenaude de la folie, est pour lui un sujet d'observations passionnées.
Source : Gallica

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