Résumé

Max Radiguet Lettres sur le Salon de 1875..… (1875)

M. de Neuville a touché ses petits soldats d'un pinceau adroit et spirituel, ils sont lestes, alertes, et d'un entrain qui fait plaisir à voir. Un véritable souffle patriotique traverse les compositions de ce peintre qui, mieux qu'aucun autre, est homme à poétiser notre chauvinisme national.
L'entrevue des chefs Métualis dans le Liban est l'oeuvre d'un pinceau allègre, adroit et distingué qui, tout imprégné de la couleur et de l'éclat des pays orientaux, les dispense à profusion sur des toiles où elles pétillent en notes vives et brillantes comme une grêle de pierreries.
Source : Gallica

Max Radiguet Lettres sur le Salon de 1875..… (1875)

Une Vocation, M. Worms nous fait assister au premier pas d'une fillette andalouse sur le chemin de la perdition, comme disent les bonnes dévotes. Ce méfait s'accomplit pourtant avec la complicité d'une honnête et heureuse famille. Bien mieux, elle sourit et applaudit ingénument au dangereux premier pas, — un pas de danse qui deviendra peut-être le « pas de charge de l'amour. » La mère, l'oeillet au chignon, et le crêpe de Chine rose tombant sur une robe grise à volants fleuris, gratte en chantant sa guitare.
Source : Gallica

Max Radiguet Lettres sur le Salon de 1875..… (1875)

Aussi quel réspect intense, quelle saisissante et mystérieuse émotion dégagent ses madones ! On n'éprouve rien de semblable devant la peinture de M. Bouguereau. On admire l'incontestable talent du peintre, on admire tout ce qu'il a mis de grâce exquise et de pureté dans le visage de sa Vierge, et l'on se retire en disant : Non, ce n'est point la Mère du Christ, mais c'est une adorable Parisienne !
Source : Gallica

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