Résumé

Max Radiguet La Reine-Blanche aux îles Marquises…

En effet, aux Marquises, la famille seule entoure le moribond des pratiques nécessaires pour faciliter l’entrée de son âme dans l’autre monde ; seule aussi, elle rend au mort les derniers devoirs. Faute d’une famille, les restes mortels courent le risque d’être tout simplement enterrés ou jetés à la mer, et l’âme, ne pouvant alors entrer ni au paradis ni en enfer, reste éternellement ensevelie avec le cadavre.
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Max Radiguet La Reine-Blanche aux îles Marquises…

La bouche n’est ni grande ni lippue ; le front, un peu bas, un peu fuyant, est rasé à la partie supérieure, ce qui a fait dire que les canaques avaient le front haut. Si le Nukahivien parle et s’anime, son œil noir, grand, nacré, d’une mobilité extrême, éclate dans le tatouage, où s’ouvre aussi dans un sourire la raie d’argent de ses dents blanches. On peut esquisser la forme physique de l’habitant des Marquises, mais il est plus difficile de définir les bizarreries de sa nature fantasque. Il tient beaucoup de l’enfant
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Max Radiguet La Reine-Blanche aux îles Marquises…

L’embarras était grand parmi les Français. Un meurtre semblable pouvait d’un jour à l’autre attirer sur eux quelque sanglante représaille, et dans tous les cas inquiéter leurs promenades solitaires vers la montagne. La femme de l’officier comprit le péril ; s’avançant avec résolution : « Le poïti s’est tué lui-même, je l’ai vu, voici comment il a fait. » Ce disant, elle prit le fusil, et sans hésiter elle le plaça de telle sorte que Français et canaques se rendirent à l’évidence. On fit quelques cadeaux à la famille, on enterra le cadavre, et le bon accord ne fut pas compromis.
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