Résumé

Maxime Chollet Réponse à M. Léon Riant, rapporteur de la commission parlementaire sur les marchés d'armes passés par le ministre de la Guerre depuis le 18 juillet 1870… (1871)

Monsieur le Président, Je viens d'avoir communication officieuse d'un rapport de la Commission des marchés, pour achat d'armes, lequel est conçu dans un esprit et dans des termes qui portent atteinte à l'honorabilité de l'Administration de la guerre et à la mienne. Je n'ai pas à justifier les officiers de la Direction de l'artillerie, qui n'auront pas de peine à se défendre, mais je dois dès aujourd'hui protester en ce qui me concerne contre des agissements qui n'ont de précédant sous aucun régime et dont l'effet est d'accuser les intéressés sans les avoir entendus.
Source : Gallica

Maxime Chollet Réponse à M. Léon Riant, rapporteur de la commission parlementaire sur les marchés d'armes passés par le ministre de la Guerre depuis le 18 juillet 1870… (1871)

Mais j'interdis d'une manière absolue, à mon fondé de pouvoirs, de conclure aucun traité sans qu'il fût accompagné du crédit correspondant au montant intégral de la fourniture, ouvert chez un banquier de Londres, pour être mis à ma disposition au fur et à mesure des livraisons. Le manque d'argent disponible à Londres rendit cette mesure impraticable, mais mon agent reçut de l'Administration des finances; des assurances verbales si formelles que les versements afférents à mes contrats seraient régulièrement opérés en temps voulu, qu'il me fit partager sa confiance.
Source : Gallica

Maxime Chollet Réponse à M. Léon Riant, rapporteur de la commission parlementaire sur les marchés d'armes passés par le ministre de la Guerre depuis le 18 juillet 1870… (1871)

Je me suis expliqué sur l'origine de mes marchés, les conditions dans lesquelles ils ont été passés, la qualité des armes et des munitions, le mode de livraison. Je n'ai pas tout dit. Il me reste à répondre aux attaques par insinuation.
M. Riant semble s'étonner que le Ministre de la Guerre ait donné des contrats d'armes à un marchand de légumes. Je n'ai pas la sottise de m'offenser de l'appellation; je ne veux que faire remarquer que le commerce des armes étant depuis de longues années interdit en France, il était difficile de confier ces achats à un homme qui en eût la spécialité.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature