Charles-Henry Du Buit

Résumé

Charles-Henry Du Buit Affaire Allez : plaidoirie de Me Du Buit… (1894)

Par conséquent, nous avons le droit de vous dire : établissez le fait du retard, le fait de la négligence ! Établissez la fraude !
Car, vraiment, comment admettre que le législateur ait entendu punir de cinq ans de prison le seul fait de livraisons non conformes aux échantillons. Si une législation contenait une disposition pareille, elle serait mise au ban de l'Europe.
Jamais la nôtre n'a rien dit de semblable. Croyez-vous qu'il faille torturer les textes et soutenir que le mot " faute » doit être substitué au mot « fraude » ?
Source : Gallica

Charles-Henry Du Buit Affaire Allez : plaidoirie de Me Du Buit… (1894)

C'est ici que se développe dans toute sa pureté la thèse du ministère public. Vous vous étiez engagés, dit-il à MM. Allez, à ne jamais représenter des objets refusés. Vous l'avez fait. Peu importe de savoir par quel concours de circonstances vous avez été amenés à les représenter. C'est votre affaire et non celle de l'Administration. Elle ne savait pas que vous aviez affaire à M. Maisonneuve. Elle n'a traité qu'avec vous, elle n'avait confiance qu'en vous ; vous avez représenté des objets refusés une première fois. C'est vous qui êtes responsables.
Source : Gallica

Charles-Henry Du Buit Affaire Allez : plaidoirie de Me Du Buit… (1894)

Or, la bonne foi de MM. Allez est proclamée. Elle ne peut pas être plus complète. Peuvent-ils être pénalement les participants de la fraude ? Peuvent-ils être pénalement poursuivis, condamnés pour avoir participé, sans le savoir, à une fraude quelconque? Selon moi, ces mots jurent l'un avec l'autre, et il faut en revenir, en laissant de côté les termes de l'ordonnance du réquisitoire et de l'assignation « participation à une fraude », à une thèse toute différente. C'est celle qui a été développée à l'audience par le ministère public : toute faute contractuelle est un délit.
Source : Gallica

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