Résumé

Édouard Clunet Tribunal correctionnel de la Seine… (1889)

Non, je ne le pense pas, parce que précisément cette définition ressort tellement de la nature des choses, des termes employés, que véritablement son inscription dans la loi ne serait qu'une espèce d'injure de la part du législateur à l'intelligence du magistrat. Ainsi, il suffit de dire société secrète pour qu'il soit bien expliqué que la société n'est secrète, dans le sens légal de la loi, que lorsqu'elle organise le secret de ses délibérations et de ses discussions pour qu'il soit inutile d'inscrire un semblable principe qui ressort naturellement des termes eux-mêmes.
Source : Gallica

Édouard Clunet Tribunal correctionnel de la Seine… (1889)

La Ligue des patriotes fut fondée en 1882 dans le but de développer chez nous l'esprit militaire, de préparer moralement et physiquement des soldats pour la France. La demande d'autorisation qu'elle forma à cette époque ne fut pas accueillie, mais l'association bénéficia d'une tolérance que le sentiment public a ratifiée pendant plusieurs années. Si la propagande à laquelle se limitait alors son action ne fut point toujours assez mesurée et assez prudente, la Ligue des patriotes n'en éveillait pas moins autour d'elle de nobles et généreuses sympathies.
Source : Gallica

Édouard Clunet Tribunal correctionnel de la Seine… (1889)

« Il m'est impossible d'accorder l'autorisation qu'on nous demande et visant les articles 291 et 292 C. P. et les articles 1 et 2 de la loi de 1834, parce qu'il serait souverainement inique à mes yeux, après une si longue tolérance,, et avant d'avoir prévenu qu'elle allait cesser de poursuivre soit des membres du Parlement, soit d'autres citoyens pour le seul fait de s'être affiliés à une Société de plus de 20 personnes non autorisées. Ce serait, je le répète, une monstrueuse iniquité à laquelle aucune considération ne pourrait me décider à me prêter. »
Source : Gallica

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