Mme Leprince de Beaufort, La flore des salons, ou Botanique pittoresque (1840)
“ Oh : combien j'aime à voir les fleurs et la verdure Se couvrir de rosée aussi douce que pure, Et lorsque tout est calme, à l'heure où le jour fuit, Que le soleil n'est plus sans qu'il soit déjà nuit, Près du bord d'un ruisseau dont l'eau coule paisible, Je viens porter mes pas pour y rêver tranquille! Quand, succédant au jour, l'ombre vient lentement Dérober les objets, tout en les confondant, Alors seule et pensive, admirant la nature, N'entendant près de moi que l'onde qui murmure, Ou le cri triste et lent du sombre oiseau de nuit, Je pense à ma souffrance... ”
