Résumé

Observations de la Faculté sur la proposition de M. Delsol relative aux droits de succession de… (1874)

“ Si l'on applique aux aliments du conjoint survivant le droit commun des dettes alimentaires légales, le droit à la pension naît et s'éteint chaque fois que le créancier devient pauvre ou qu'il cesse de l'être; les aliments ne sont accordés que dans la proportion du besoin de celui qui les réclame et la fortune de celui qui les doit. Ne voit-on pas que l'éventualité d'un règlement de pension alimentaire tiendra les héritiers de l'époux prédécédé, jusqu'à la mort de l'époux survivant, dans la plus fâcheuse incertitude? ”
Source : Gallica

Observations de la Faculté sur la proposition de M. Delsol relative aux droits de succession de… (1874)

“ Si, lors du décès du premier mourant, ses enfants et son conjoint sont dans le besoin, le survivant prélèvera-t-il sa pension sur la succession, au risque de laisser les enfants dans la misère? Ne craint-on pas de faire naître les plus tristes procès? Déjà, dans la ligne directe, la réclamation des aliments donne lieu à des scandales judiciaires; et cependant, l'affection et le respect atténuent, entre ascendants et descendants, les duretés de l'intérêt et les emportements de la cupidité. Que sera-ce lorsque le survivant devra disputer à des collatéraux les lambeaux de sa créance alimentaire? ”
Source : Gallica

Observations de la Faculté sur la proposition de M. Delsol relative aux droits de succession de… (1874)

“ La séparation de corps est une ressource extrême à laquelle il serait dur de réduire l'époux offensé qui craint de publier sa colère, comme disait Ricard, qui redoute, pour ses enfants et pour lui-même, le scandale des enquêtes et des plaidoiries. Il est juste que l'époux coupable ne s'enrichisse pas, nécessairement, de la fortune du conjoint auquel il a infligé les peines à la fois les plus cuisantes et les plus profondes. ”
Source : Gallica

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