Résumé

Paillart J. Prugnon, avocat... défenseur des Naufragés de Calais… (1866)

Le Directoire en témoigna son mécontentement, mais déjà tout le monde pressentait sa chute, et peut-être, dans l'opinion publique, le poids d'une grande iniquité contribuait-il à faire pencher en ce sens la balance où se pesaient ses destinées et celles du Conseil des Cinq Cents. Le 18 brumaire n'était pas loin. Dans ce pays, si longtemps malade, si douloureusement agité, prompt aux excès, difficile aux réformes, toujours plus mobile que progressif, mieux disposé aux déplacements du pouvoir qu'aux luttes de la liberté, les symptômes d'une crise se manifestaient de plusieurs côtés.
Source : Gallica

Paillart J. Prugnon, avocat... défenseur des Naufragés de Calais… (1866)

L'ironie, qui reparaît quelquefois, a pris des accents sérieux et des vêtements de deuil. Si l'on remarque quelques longueurs, ce n'est pas l'auteur qu'il en faut accuser : c'est la faute des temps, temps déplorables, en effet, où la sainteté "du malheur, la loi morale et le droit des gens avaient besoin d'être défendus, où il fallait par cette nécessité même, en tâchant d'émouvoir les cœurs, chercher des explications pour toutes les intelligences, des raisons pour tous les jugements, peut-être même des prétextes pour les esprits faibles.
Source : Gallica

Paillart J. Prugnon, avocat... défenseur des Naufragés de Calais… (1866)

Nous sommes au second mois de l'an IV, sous le régime du Directoire, gouvernement de surface et de transition, indécis et ombrageux, gêné par le passé, inquiet de l'avenir, ayant l'instinct de la modération, non le respect du droit, et prêt à se ruer dans la violence aux premières émotions de la peur. Ce n'est pas l'équilibre de la santé ; c'est l'apaisement dans la lassitude, le repos dans la corruption : Les vices ont remplacé les crimes
Source : Gallica

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