Résumé

Souvenirs d'un avocat de Nancy… (1925)

A Nancy nous avions dans M. de Landrian, M. de Riocour, M. de Ravinel, des parents et amis prêts à nous rendre toute sorte de services, sans compter vingt ou trente personnes moins intimes, mais dont nous pouvions espérer l'appui. Tout près de Nancy, nous avions trois fermiers qui semblaient très dévoués. Depuis Nancy, mon père pouvait être utile à mon grand-père (1) et à ma tante qui eux étaient décidés à ne pas bouger. Enfin, dans les guerres, les villes de trente mille âmes, comme Nancy, étaient presque toujours ménagées. Personne de nos connaissances ne quitta Nancy.
Source : Gallica

Souvenirs d'un avocat de Nancy… (1925)

L'agriculture à laquelle se livra son mari n'avait rien d'attrayant pour elle ; cependant elle s'abstint de toute observation, jusqu'à ce qu'elle vit en perspective une ruine complète. Alors elle et son père firent à M. de Remoncourt des observations qu'il eut le mérite d'accueillir et la famille rentra à Nancy ayant juste le nécessaire. Jamais, ni du vivant de son mari, ni depuis, elle ne fit une allusion, ni à la fortune perdue, ni à l'imprudence de son mari.
Source : Gallica

Souvenirs d'un avocat de Nancy… (1925)

Il avait été avocat et avoué : partout probe, obligeant, désintéressé, mais d'une capacité fort au dessous de la moyenne. Sa fortune était des plus modestes, mais ses goûts, ses désirs l'étaient davantage encore. L'éducation des orangers, occupation en apparence ingrate sous un climat rigoureux, faisait son bonheur. Il avait quatre enfants et des petits-enfants à marier eux-mêmes ; il les aimait et ne s'occupait pas de la modicité de leur fortune. Le procureur du roi (2) était un vrai magistrat, étudiant la loi et ses affaires, donnant des moments perdus à la littèrature anglaise.
Source : Gallica

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