Résumé

Paris et Rome, introduction au livre… (1876)

Deux inviolabilités sont les deux plus précieux biens d'un peuple civilisé, l'inviolabilité du territoire et l'inviolabilité de la conscience.
Le soldat viole l'une, le prêtre viole l'autre.
Il faut rendre justice à tout, même au mal ; le soldat croit bien faire, il obéit à sa consigne; le prêtre croit bien faire, il obéit à son dogme; les chefs seuls sont responsables. Il n'y a que deux coupables, César et Pierre; César qui tue, Pierre qui ment.
Le prêtre peut être de bonne foi ; il croit avoir une vérité à lui, différente de la vérité universelle.
Source : Gallica

Paris et Rome, introduction au livre… (1876)

PARIS ET ROME. XXVII
Ils crient: Guerre! ils prennent tout ce qui leur tombe sous la main, le fusil, la hache, la pique ; ils se jettent sur ce qui est devant eux, sur l'obstacle, quel qu'il soit; c'est la République, tant pis! ils sont éperdus; ils réclament leur droit au travail, déterminés à vivre et résolus à mourir. Ils sont exaspérés et désespérés, et ils ont en eux l'outrance farouche de la bataille. Une maison se présente ; ils l'envahissent; c'est la maison d'un homme que la violente langue du moment appelle « un aristocrate ».
Source : Gallica

Paris et Rome, introduction au livre… (1876)

PARIS ET ROME. XXXI
Regardez ces hommes, ils sont, j'y insiste, ceux qui n'ont rien ; ils portent tout le poids de la société humaine; un jour ils perdent patience; sombre révolte des cariatides ; ils s'insurgent, ils se tordent sous le fardeau, ils livrent bataille. Tout à coup, dans la fauve ivresse du combat, une occasion d'être injustes se présente ; ils s'arrêtent court ; ils ont en eux ce grand instinct, la révolution, et cette grande lumière, la vérité; ils ne savent pas être en colère au delà de l'équité
Source : Gallica

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