Pierre Mille,
Sur la vaste Terre
(1905)
“ La chère Ramary a une consolation : au moins son grand ami est sous la terre, pour toujours ; il est mort, il ne l’a pas abandonnée. Mais crois-tu qu’elle pourra désormais vivre avec un mari malgache ? Elle essayera, je le sais bien, quand elle sera vieille, mais elle sera malheureuse, elle pensera toute sa vie au blanc qui est mort, à des plaisirs et des bontés que l’autre, le Malgache, ignorera toujours ; et il la battra, pour la punir d’avoir le cœur dans la pluie... Vois-tu, Ramilina, il en est de nos joies comme du royaume, elles s’écroulent. ”
