Résumé

Père Hugolin Au fond du verre : histoires d’ivrognes

Vous n’êtes pas un enfant. De grâce, ayez pitié de votre âme, confessez-vous, il n’y a pas une minute à perdre !...
— C’est bon, c’est bon... » et le moribond faisant évacuer la chambre, reste seul avec le prêtre. Or, à peine ouvre-t-il la bouche qu’il tombe dans le coma et s’endort profondément...
« Notaire !... Oui, oui... » et le malheureux se rendort. Ce n’est que de peine et de misère, et en tenant éveillé le moribond par d’incessantes piqûres que le prêtre put le confesser — oh ! combien sommairement !
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Père Hugolin Au fond du verre : histoires d’ivrognes

Il y a un bon mille du cabaret à la maison de Robichoux, et ce qu’il fait froid en cette nuit du 22 décembre ! L’ivrogne titube, tombe et se ramasse pour rechuter... il va comme ça, plus longtemps étendu que debout.
Sa maison a donc reculé ?... n’y arrivera-t-il donc jamais ?... Il sent le froid l’envahir ; chaque minute le fige, et voilà déjà trois quarts d’heure qu’il cherche son équilibre et son logis...
Et toujours il titube, tombe, se relève pour tomber encore...
Il est une heure, aucun passant attardé ne survient pour aider le malheureux.
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Père Hugolin Au fond du verre : histoires d’ivrognes

Quand il est ivre, c’est un tyran capricieux et brutal. Ne s’avisa-t-il pas l’autre jour, par un froid très rigoureux, de vouloir exposer sa fille malade au grand air de la rue : « Ça te fera du bien, » lui dit-il avec un ricanement bestial. La mère s’y opposa. Cette folie eût tué la pauvre infirme.
La malheureuse mère n’a plus la force ni la santé d’autrefois. Elle lave, elle lave toujours, mais ne mange presque plus. Son estomac est ruiné...
Je sortis le cœur navré de ce que j’avais vu et entendu. Pauvre femme, pauvres filles, père infâme !
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