Sigismond Sklower, Entrevue de Napoléon Ier et de Goethe… (1853)
“ Son âme telle que Goethe nous la peint, si sereine et toujours si peu accessible au vague de la tristesse, ne doit éprouver aucune sympathie pour ce faux barde qui voyage à travers les brumes du Nord, sur les ailes d'une imagination exaltée. Nous la voyons toujours dominée par son jugement droit et ferme ; son bon sens l'emporte sur son esprit ; sa vertu et sa raison triomphent constamment de sa passion. Est-il alors vraisemblable que Charlotte, émue et agitée par la traduction de quelques fragments de Macpherson, s'oublie un instant jusqu'à souffrir les baisers de Werther ? ”
