Résumé

Solon Ménos L'Affaire Luders, par Solon Ménos… (1898)

Lorsque j'eus donné lecture de la dernière dépêche du Comte Schwerin, tout le monde se récria. Ces conditions étaient absolument inadmissibles. Il n'y avait pas à les examiner, ni même à y penser, sinon pour se préparer à la résistance. « À l'extrême rigueur, dit un d'entre nous, si la discussion et tous les moyens de conciliation étaient systématiquement écartés, on pourrait, pour détourner du pays d'affreux désastres, jeter à ces gens-là l'indemnité qu'ils réclament: » Mais laisser rentrer M. Luders et s'engager à l'assurer contre tout péril ! Faire des excuses à qui est reprochable !
Source : Gallica

Solon Ménos L'Affaire Luders, par Solon Ménos… (1898)

On l'eût bien fait rire si l'on se fût avisé de lui citer ces mémorables paroles que l'illustre Charles Sumner, en défendant les droits d'Haïti, adressa au Sénat américain le 23 mars 1871 : « L'égalité des peuples est un principe du droit international, au même titre que l'égalité des citoyens est un axiome, de noire déclaration d'indépendance. On ne doit pas faire à un peuple petit et faible ce qu'on ne ferait pas à un peuple grand et puissant, ou ce que nous ne souffririons pas, si cela était fait contre nous-mêmes. »
Source : Gallica

Solon Ménos L'Affaire Luders, par Solon Ménos… (1898)

Vous êtes un patriote, je le sais. Vous êtes disposé à tout sacrifier, votre famille, votre avenir, votre existence, pour maintenir la dignité de votre pays. Le patriotisme est un sentiment que je ne saurais méconnaître. Il constitue notre force suprême, à nous autres français, étant notre trait-d'union dans cette France que la politique divise. Cette croix de la Légion d'Honneur n'est pas, je m'en fais gloire, une distinction accordée à l'homme de la carrière : je l'ai eue pour faits de guerre,' en 1870. J'ai été l'ami personnel de Gambetta, le patriote par excellence.
Source : Gallica

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