Résumé

Théodore Taunay Idylles brésiliennes, écrites en vers latins… (1830)

Assure aux corps créés la durée ou la vie : Comment par chacun d'eux l'ensemble est figuré : En quels nombreux aspects la nature, à son gré, Transforme un élément par d'éternels passages; Mère des changemens, déesse à trois visages. La France, applaudissant à tes doctes leçons, A de toi-même appris comme au sein de tes monts Le diamant s'accroît du fer qui le captive; Et l'airain immortel, à ta vue attentivo A souvent laissé voir, dans des traits effacés, Un souvenir fidèle aux empires passés.
Doux travaux ! dont les soins de ce nouvel empire Ont éloigné ton coeur, non sans qu'il en soupire
Source : Gallica

Théodore Taunay Idylles brésiliennes, écrites en vers latins… (1830)

Trop semblable à l'Iris, qui, sous un ciel en pleurs, Aux regards du soleil empruntant ses couleurs, Jette au milieu du deuil son écharpe de fête, Et présage en riant la prochaine tempête.
FORTUNÉ.
Celui qui voit mûrir les fruits de ses vergers, Celui-là vit heureux, n'a que des soins légers. J'ai vu les cours d'Europe, au début de ma vie. Ces leçons, qu'à l'enfance un rhéteur amplifie, M'ont trop montré dès-lors leur triste vérité. Par quels monstres cruels un trône est infesté! La brigue tout autour se poussant
Source : Gallica

Théodore Taunay Idylles brésiliennes, écrites en vers latins… (1830)

Et si ce vain sénat, par un aveugle effort, » Aux aveugles combats commettant sa vengeance, » De ton nouvel empiroose attaquer l'enfance, » Une ombre engloutira leurs injustes vaisseaux: » Moi-même!... Ils ont osé se jouer de mes os!
Muses, l'amour des champs, paisibles Bucoliques, Sur le destin des Rois, troublés dans leurs tombeaux, Ne cessez point encor ces plaintes héroïques.
« La nature, d'ailleurs, facile à tes travaux, » Vierge accomplie, aspire à ses destins nouveaux, » Aux chastes voeux d'un maître ouvre son sein prodigue, » Et des soins maternels réclame la fatigue.
Source : Gallica

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