“ Et, des Cieux entr’ouverts si vous sentez descendre Un consolant espoir qui charme vos douleurs, C’est elle dont la voix mélancolique et tendre Aura prié là-haut le Seigneur de répandre Ce baume dans vos cœurs. ”
Aura
Définition et enjeux
Citations sur “aura”
André Lebey,
Sur une route de peupliers
(1912)
“ Sous un corps édénique une âme forte et belle, Savante et pourtant chaude encore ou l'aventure Aura discipliné sa violence éternelle, Cueillera la sagesse au cœur de la Nature. L'arc de l'Amour, tendu sous la brise nocturne, Harpe d'or, vibrera vers le plus taciturne Et ses flèches seront des sons mélodieux ; Dédaigneux du Destin peu à peu espacé L'homme ne gardera des ombres du passé Que la rosée dont le jour est radieux. ”
“ Mais je me flatte que j’emporterai avec moi dans l’autre vie un cœur que l’ingratitude n’aura jamais souillé. Vous avez été pour moi un ami véritable et dévoué, et vous avez généreusement assisté la femme éplorée d’un homme qui souffre dans les cachots pour la cause sacrée de la liberté de son pays. Puisse le Dieu tout-puissant vous récompenser comme vous le méritez et vous accorder ses bénédictions et sa protection ! Mon dernier soupir sera pour ma patrie, ma femme et mes enfants et les bonnes âmes qui les ont secourus dans leur malheur. ”
Georges Rodenbach,
Les Vies encloses
“ mon âme sous verre, et si bien à l'abri! Toute elle s'appartient dans l'atmosphère enclose; Ce qu'elle avait de lie ou de vase dépose; Le cristal contigu n'en est plus assombri. Transparence de l'âme et du verre complice, Que nul désir n'atteint, qu'aucun émoi ne plisse! Mon âme s'est fermée et limitée à soi; Et, n'ayant pas voulu se mêler à la vie, S'en épure et de plus en plus se clarifie. Âme déjà fluide où cesse tout émoi; Mon âme est devenue aquatique et lunaire; Elle est toute fraîcheur, elle est toute clarté, Et je vis comme si mon âme avait été De la lune et de l'eau qu'on aurait mis sous verre. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Faust
“ Maintenant, l’air est plein de tels fantômes, qu’on ne saurait comment leur échapper. Si le jour pur et clair vient sourire un seul instant, la nuit nous replonge aussitôt dans les voiles épais du rêve. ”
Alphonse Bureau, L'Automne en fleurs, toasts et chansons (1933)
“ Rayons d'ivresse, étincelles du coeur , Je sens en moi comme une apothéose D'amour sincère et d'éternelle ardeur ! Vos jolis yeux sont l'âme de ma vie ; Votre regard est le brillant soleil Qui règnera sur mon âme ravie Comme Phébus sur le flot tout vermeil ! Tel dans la nuit le flot d'azur implore L'astre étoile qui brille dans les cieux, Lorsque soudain s'épanouit l'aurore Sous les baisers du soleil radieux ; Puissè-je, Enfant, dans l'azur de votre âme Faire briller le feu d'un tendre amour, Plus ravissant qu'une aurore de flamme , Plus radieux que la flamme du jour ! ”
André de Guerne, Les Siècles morts
“ J’ai contemplé mon rêve et j’ai pris mon essor. Gloire à Toi, Rédempteur, et gloire à la Lumière ! Comme en un vase pur recueillant ma prière, La Pitié, la Justice et la Paix ont porté Mon tardif repentir aux Lieux de la Clarté. Et la matière enfin s’écoulant de mon âme, De mon désir ardent naquit l’ardente flamme, L’ombre de ma tristesse et l’onde de mes pleurs Et la création de toutes mes douleurs. Tel qu’un mur de cristal le Trésor m’environne ; Je plane dans la Sphère où ma beauté rayonne Plus haut que le nuage et l’aigle inaperçu. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Faust
“ Des nuages s’entassent au-dessus de moi ! — La lune cache sa lumière... la lampe s’éteint ! Elle fume !... Des rayons brûlans me couronnent..... un frisson me saisit..... comme si la voûte tombait sur moi de toute masse ! Je sens que tu t’agites autour de moi, Esprit que j’ai invoqué ! Ah ! comme mon sein se déchire !......... mes sens s’ouvrent à des impressions nouvelles ! Je sens que tout mon cœur se livre à toi !... Parais ! parais ! m’en coutât-il la vie ! (Il saisit le livre, et prononce les signes mystérieux de l’Esprit. Il s’allume une flamme rouge, l’Esprit apparaît dans la flamme.) ”
Édouard Pailleron,
Amours et Haines
“ Et tout ce qui se rêve et tout ce qui se pleure, Et tout ce qui se chante et ne se parle pas. Harmonieux écho de l’âme de la terre, L’univers t’appartient par le rhythme et le son : La fleur par son parfum, l’oiseau par sa chanson, L’homme par la souffrance et Dieu par le mystère. ”
Jeanne-Gabrielle, Poésies intimes (1929)
“ Un parfum innommé trouble notre narine, Et nous rend ivre en un moment ; Comme un bourdon d'airain, le coeur en la poitrine Se met à battre éperdûment. Et l'on croit au bonheur que ce monde refuse — Tout devient symbole de foi: L'âme retourne à Dieu, le poète à la Muse, On porte un coin du ciel en soi. Nos yeux, remplis d'azur, se ferment de tendresse. Non, nous ne sommes pas maudits, Puisque le chaud soleil de nouveau nous caresse, Et nous parle du paradis. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Faust [première partie]
“ «Lève-toi, disciple, et ne cesse de baigner ton corps mortel dans les rayons de l'aurore.» (Il regarde le signe.) Que de mouvement au sein de l'univers! Comme toutes les choses concourent à une même fin, et vivent l'une dans l'autre d'une même vie! Comme les Intelligences célestes montent et descendent, et se passent de main en main les seaux d'or! Quelle rosée délicieuse elles répandent sur la terre aride, et quelle ravissante harmonie le battement de leurs ailes imprime aux espaces du monde, qu'elles parcourent incessamment! ”
Alphonse de Lamartine,
Nouvelles méditations poétiques…
(1871)
“ LES ESPRITS DES FLEURS. 1847. Voyez-vous de l'or de ces urnes S'échapper ces esprits des fleurs, Tout trempés de parfums nocturnes, Tout vêtus de fraîches couleurs ? Ce ne sont pas de vains fantômes Créés par un art décevant, Pour donner un corps aux aromes Que nos gazons livrent au vent. Non : chaque atome de matière Par un esprit est habité ; Tout sent, et la nature entière N'est que douleur et volupté ! 196 MÉDITATIONS POÉTIQUES. Chaque rayon d'humide flamme Qui jaillit de vos yeux si doux; Chaque soupir qui de mon âme S'élance et palpite vers vous ”
Accurse Alix, Harmonies sociales, par Accurse Alix (1837)
“ De feux, comme un soleil, inonder la paupière, Ce sera par la foi, l'extase, la prière, La contemplation de la terre et du Ciel, Se mêlant comme un hymne au soin matériel ! Car l'art est un reflet, c'est un écho sonore De tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on adore !.... C'est le souffle divin, le verbe intérieur Qui pour se révéler se revêt de splendeur. ”
Marie Allo,
Les fontaines : poèmes
(1923)
“ Les yeux tout trempés d'un reflet de l'âme, Les yeux alanguis des rêves du cœur, Les yeux où la vie allume sa flamme, Les yeux, tous les yeux, s'éteindront, Seigneur ! Les yeux qu'on a vus pleurer et sourire, Les yeux pleins de fièvre, ou pleins de candeur, Les yeux qu'on adore, et ceux qu'on admire, Les yeux, tous les yeux, s'éteindront, Seigneur ! Mais, mon Dieu, je crois, d'une foi profonde Qu'ainsi qu'au printemps, renaissent les fleurs, Devant la beauté de quelque autre monde, Les yeux, tous les yeux, s'ouvriront ailleurs ! ”
Albert Daubry, Heures qui passent, poèmes. Bois gravés par Henri Esculier-Donnadieu
“ Car j'y retrouve l'odeur même De la main qui me l'a donné, Et j'aime sur sa tête brune Dans la nuit claire, certains soirs, Le reflet blanc que fait la lune En jouant dans ses cheveux noirs. Et ainsi, j'aime en toutes choses Reflet, odeur ou souvenir, Un bruit lointain que je transpose A lui tout seul peut m'attendrir. ISOLEMENT Je suis nombreux dans le bonheur, Je suis tout seul dans la souffrance, Presque toujours. Personne ne prend ma douleur, Tout le monde veut de ma chance, Cela toujours. Je ne montrerai plus mon coeur, Je cacherai mes défaillances, Toujours, toujours. ”
Armand Silvestre,
Les Ailes d’or
“ La flamme qui s’éteint aux cieux, Qu’importe l’air qui la consume ! — Sa clarté renaît dans tes yeux. Puisque en ton âme se repose L’âme de tout charme défunt, Qu’importe l’étoile ou la rose ! — Toi seule es lumière et parfum ! ”
“ Ce que nous rêvons Pâlit sous les premiers rayons Ainsi qu’une tremblante flamme... Et longtemps, malgré le soleil, Tu restes les paupières closes, Sentant fuir ton heureux sommeil Sans bien discerner, au réveil, Les parfums de ton rêve et les parfums des roses. ”
Alphonse de Lamartine,
Contes et récits du XIXe siècle
“ Cette beauté, bien qu’elle soit pure dans chaque trait si on les contemple en détail, est visible surtout dans l’ensemble par l’harmonie, par la grâce, et surtout par ce rayonnement de tendresse intérieure, véritable beauté de l’âme qui illumine le corps par dedans, lumière dont le plus beau visage n’est que la manifestation en dehors. ”
Victor Hugo,
Œuvres complètes de Victor Hugo
“ De mon souffle et parlant au peuple avec ma voix ; Si ma tête, fournaise où mon esprit s’allume, Jette le vers d’airain qui bouillonne et qui fume Dans le rhythme profond, moule mystérieux D’où sort la strophe ouvrant ses ailes dans les cieux ; C’est que l’amour, la tombe, et la gloire, et la vie, L’onde qui fuit, par l’onde incessamment suivie, Tout souffle, tout rayon, ou propice ou fatal, Fait reluire et vibrer mon âme de cristal, Mon âme aux mille voix, que le Dieu que j’adore Mit au centre de tout comme un écho sonore ! ”
“ La tête émerge, et c’est une adorable fleur Noyée en une longue et lumineuse extase. Si l’âme est un oiseau, le corps est l’oiseleur, Le regard brûle au fond des yeux qui sont des lampes Où chaque larme douce est l’huile de douleur. ”
L.-M. Jehan, Idoles et visions, préface par Paul Perret (1884)
“ Qui s'en vont consumer nos plus fortes douleurs, Ou réveiller soudain, dans la nuit de nos coeurs, L'étincelle d'amour sous la cendre endormie D'où jaillit le bonheur, la gloire, le génie ;... Leurs yeux resplendissants sont un miroir de feu, Une source enflammée où l'on voit briller Dieu, Où l'on peut s'enivrer de la beauté sacrée Dont toute créature est sans cosse altérée. ”
Victor Hugo,
Œuvres complètes de Victor Hugo
“ Oh oui ! la terre est belle et le ciel est superbe ; Mais quand ton sein palpite et quand ton œil reluit, Quand ton pas gracieux court si léger sur l’herbe, Que le bruit d’une lyre est moins doux que son bruit ; Lorsque ton frais sourire, aurore de ton âme, Se lève rayonnant sur moi qu’il rajeunit, Et de ta bouche rose, où naît sa douce flamme, Monte jusqu’à ton front comme l’aube au zénith ”
Jules Gros, Paul Soleillet en Afrique, par Jules Gros… (1888)
“ Une sensation, qui vous parcourt comme le frisson de la fièvre, s'empare de vous lorsqu'on se trouve ainsi en contact avec cette créature peinte, parfumée, toute sonnante, fantastiquement éclairée, dans cette atmosphère toute spéciale, créée par les émanations aromatiques des bois qui brûlent, et des parfums exotiques aux acres senteurs dont sont remplies les femmes. A tout cela il faut joindre le scintillement des étoiles, au milieu d'un ciel bleu comme de l'indigo et transparent comme du cristal. ”
“ Et le frisson des bois tristes où le vent brame ? Qu’est-ce que l’harmonie et qu’est-ce que le feu ? Qu’est-ce que le parfum des fleurs, — sinon leur âme ? Tout est âme, Seigneur, parce que tout est Dieu ! ”
“ De plus, dans ce sacrement, les cinq sens du corps, la vue, l’ouïe, le goût, l’odorat et le toucher entrent en exercice par la couleur, la saveur, l’odeur, la fraction et la manducation, afin que les cinq sens spirituels de l’ame soient comblés Ces cinq sens spirituels, ce sont : la vue de l’intelligence, l’ouïe de l’obéissance, l’odorat du discernement, le goût de la charité et le toucher des œuvres. ”
Marcel Proust,
À l'ombre des jeunes filles en fleurs
(1919)
“ La mort eût dû me frapper en ce moment que cela m’eût paru indifférent ou plutôt impossible, car la vie n’était pas hors de moi, elle était en moi ; j’aurais souri de pitié si un philosophe eût émis l’idée qu’un jour même éloigné, j’aurais à mourir, que les forces éternelles de la nature me survivraient, les forces de cette nature sous les pieds divins de qui je n’étais qu’un grain de poussière ; qu’après moi il y aurait encore ces falaises arrondies et bombées, cette mer, ce clair de lune, ce ciel ! ”
Armand Silvestre,
Le Parnasse contemporain/1876
“ Mais léguer mon âme à la nue Pour y rallumer le flambeau, De chaque étoile au ciel venue, Emporter la vie et, pourtant, La laisser rayonner encore ; Donner au monde palpitant Le gage sacré d’une aurore ”
Victor Hugo,
Les Contemplations
“ Le lys que tu comprends en toi s’épanouit ; Les roses que tu lis s’ajoutent à ton âme. Les fleurs chastes, d’où sort une invisible flamme, Sont les conseils que Dieu sème sur le chemin ; C’est l’âme qui les doit cueillir, et non la main. ”
Jules Perrier, Délassements poétiques (1858)
“ Et l'horizon de l'âme est alors trop restreint Pour contenir ces feux, ce bruit qui nous étreint, Ces modulations ineffables, sonores ; Et, comme une colombe, au souffle des aurores, Le cœur palpite, rêve et se berce alentour, Nageant parmi des flots d'harmonie et d'amour. ”
André Van Hasselt,
Nouvelles poésies
“ Tous ont laissé dans toi quelque grand mot écrit. À la source du beau tu t’es abreuvé l’âme, Comme au foyer du vrai ta lampe a pris sa flamme. Chante donc, ô poëte, et fais, ô doux flambeau, L’éclat du vrai s’unir à la splendeur du beau. ”
L.-M. Jehan, Idoles et visions, préface par Paul Perret (1884)
“ Ce mirage enchanté de sons mélodieux, Où l'on voit apparaître en un jour radieux Les secrets mouvements de ses propres pensées, Voilés sous les accords des notes cadencées, J'ai pu le contempler dans toute sa splendeur, Ce sonore parfum d'une vivante fleur, J'ai pu le respirer; j'ai pu boire à mon aise Ce nectar de l'esprit qui, par moments, apaise La fièvre d'inconnu dont l'homme est agité, La soif de l'infini dont il est tourmenté !. ”
“ On ne saurait imaginer un plus beau spectacle que ce vaste parallélogramme, parsemé de bâtisses irrégulières irrégulièrement semées, avec ses portiques à colonnes légères, avec la masse imposante de la mosquée d’Omar dont les murs émaillés et la gracieuse coupole ornent le centre majestueux ; au-dessus un ciel sans nuage, abîme insondable d’azur ; à gauche les mille dômes blancs de la ville, capricieusement groupés les uns au-dessus des autres ; à droite, le mur crénelé qu’un gouffre sépare de la montagne des Oliviers et des lointains estompés de l’Arabie. ”
Jacques Turbin, A l'oreille : poésies... (1899)
“ Le visage éclairé d'une douceur d'aurore, Une lueur de ciel sous vos longs cils dorés, Caressant quelque rêve impatient d'éclore, Vous glissez au milieu des humains affairés. Comme la libellule éblouie et ravie Sur l'abîme de l'eau berce son libre essor, Puissiez-vous effleurer les gouffres de la vie, Et toujours échapper aux embûches du sort! ”
Maurice Privat, La loi des étoiles : philosophie de l'astrologie… (1936)
“ Son essence active existe dans tous les êtres animés... Quand je songe que cet être lumineux est dans mon cœur, les oreilles me tintent, mon œil se trouble, mon âme s'égare en son incertitude. Que dois-je dire? ”
Justin Maurice, Pensées du ciel et de la solitude (1834)
“ Aux bornes du chaos il est un ciel si pur Qu'un orage jamais n'en a terni l'azur. Ni lune, ni soleil, nul astre ne l'éclairé. Un rayon incréé, sainte et douce lumière, Ineffable mélange et de nuit et de jour, Est la lampe d'or pur qui brûle en ce séjour. Étoile aux feux divins, elle brille pour l'ame, L'œil humain ne pourrait en supporter la flamme : Source de tout rayon, principe de tout feu, Cette lampe mystique est l'œil même de Dieu. ”
Léon Lorrain, Les fleurs poétiques, simples bluettes
“ Mais je veux garder votre arôme Si pur, dont j’enivrais mes sens ; À notre âme, il faut de l’encens, À notre cœur, il faut du baume ! Et je désire, en un bouquet, Vous voir à vous-mêmes survivre. ”
Armand Renaud, Recueil intime/Lemerre, 1881
“ A la lumière d’or qui dans le ciel montait ; Et là, vous épuisant aux tortures sublimes, Vous avez succombé, bienheureuses victimes, De votre illusion bercés jusqu’au trépas, Une fois dans l’amour, n’en redescendant pas. ”
E. Caro, La Philosophie de Goethe. — V.…
“ Hymnes d’amour divin, saintes ivresses, idéale harmonie des âmes dont chacune ne semble plus être qu’une pensée ou qu’une parole de Dieu, telle est cette scène admirable où tout est lumière mystique et mélodie sacrée. On sent que l’âme du poète s’est elle-même comme enchantée de ces mystères et de ces splendeurs. ”
Charles Baudelaire,
Les Fleurs du mal
“ Ton œil mystérieux (est-il bleu, gris ou vert ?) Alternativement tendre, rêveur, cruel Réfléchit l’indolence et la pâleur du ciel. Tu rappelles ces jours blancs, tièdes et voilés, Qui font se fondre en pleurs les cœurs ensorcelés, Quand, agités d’un mal inconnu qui les tord, Les nerfs trop éveillés raillent l’esprit qui dort. ”
