Résumé

Un voyageur Revue des Deux Mondes

Pense-t-on qu’un peuple qui s’est ainsi familiarisé avec l’habitude de l’assassinat, puisse avoir une grande horreur pour les autres vices qui infectent la société ? Doit-on s’étonner que la nation soit tombée dans la dépravation la plus profonde ? Et comment en serait-il autrement, dans un pays où il n’y a ni gouvernement, ni lois, ni frein d’aucune espèce, où chacun n’a de justice à attendre que de soi-même, de sûreté à espérer que dans l’adresse et la force de son bras ?
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Un voyageur Revue des Deux Mondes

Ce qui frappe le plus dans tout ceci, ce sont les libertés grandes que se permet l’Angleterre et sa susceptibilité à l’égard des autres nations, l’effronterie de ses actes et le rigorisme de ses doctrines. D’où vient que l’Europe est ou semble être dupe de cette politique, dont on voit partout les résultats, dont l’influence se fait sentir sur tous les points du globe ? L’Angleterre sait colorer ses actes des prétextes les plus honorables ; elle est pleine de zèle pour le bien de l’humanité, quand les intérêts de l’humanité s’accordent avec les siens.
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Un voyageur Revue des Deux Mondes

Il n’est pas jusqu’au lépreux mexicain qui ne doive à l’industrie d’un étranger le poignard avec lequel il assassine. En un mot, tout ce qui est objet d’art et d’industrie, dans les choses de luxe comme dans celles de première nécessité, provient de l’étranger ; car, ainsi que nous l’avons dit, l’industrie, au Mexique, est absolument nulle. Si les mines de ce pays se sont rouvertes, et recommencent à répandre leurs trésors, c’est parce que des étrangers sont venus y dépenser des millions pour les remettre en exploitation.
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