Résumé

Portrait de Victor Cousin Victor Cousin La Fronde à Bordeaux. — Scènes historiques…

Tout ce qu’il y avait encore à Bordeaux de membres du parlement attachés à la royauté blâmèrent hautement une pareille démarche. L’Ormée victorieuse se déchaîna contre eux, et en chassa plusieurs de la ville. La plupart appartenaient à cette petite fronde qui d’abord avait été la plus grande force de Condé. Celui-ci, consulté par Lenet, approuva tout ce qu’on faisait. Il jouait de loin cette dernière partie sans illusion, sans colère, mais aussi sans pitié, avec ses habitudes militaires; il n’hésita donc pas à sacrifier ses anciens amis, devenus ses ennemis du moment.
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Portrait de Victor Cousin Victor Cousin La Fronde à Bordeaux. — Scènes historiques…

Chaque fois le malheureux cordelier était conduit de l’hôtel de ville chez le prince de Conti pour prendre aussi l’avis du prince, qui réunissait alors tous les pouvoirs et était comme une espèce de dictateur entre les mains de l’Ormée. Le pauvre père marchait à pied, traîné par cinq ou six misérables suivis de plus de cinq cents ormistes, armés de fusils et de hallebardes, et de la plus vile populace criant sans cesse : « Il faut qu’il meure. »
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Portrait de Victor Cousin Victor Cousin La Fronde à Bordeaux. — Scènes historiques…

Il craignait toujours que la flotte espagnole qui était au bas de la Gironde ne se décidât à livrer un combat à la flotte royale pour délivrer Bordeaux et sauver la fronde; il craignait quelque résolution soudaine de Cromwell, comme celle qui l’année précédente lui avait fait saisir en pleine paix dans la Manche les vaisseaux français allant au secours de Dunkerque; il connaissait l’énergie et la férocité de Marsin, qui, n’ayant plus rien à ménager, pouvait s’ensevelir sous les ruines de Bordeaux.
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